Rechercher

Pub de femmes en bikini : Des Haredim appellent au boycott du centre commercial de Tibériade

Cette proposition de boycott, motivée par des photos jugées indécentes, a suscité une vive réaction de la part de l’adjoint au maire, dernier cas de clash entre ultra-orthodoxes et laïcs

Leah Kook, épouse d'un éminent rabbin de Tibériade, lançant un appel au boycott d'un centre commercial local en raison de publicités jugées indécentes, en mai 2026. (Crédit : Capture d'écran/Instagram ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Leah Kook, épouse d'un éminent rabbin de Tibériade, lançant un appel au boycott d'un centre commercial local en raison de publicités jugées indécentes, en mai 2026. (Crédit : Capture d'écran/Instagram ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Des figures religieuses haredim de Tibériade appellent au boycott du centre commercial de la ville en raison de grandes affiches montrant des femmes vêtues de tenues jugées indécentes, telles que des bikinis. Il s’agit de la dernière controverse en date à éclater dans cette ville où la population ultra-orthodoxe ne cesse de croître.

Cette demande a suscité une vive réaction de la part de l’adjoint au maire de cette ville du nord du pays, poussant les habitants laïcs à menacer de ne plus fréquenter le centre commercial Big Fashion Danilof s’il cédait aux exigences des dirigeants ultra-orthodoxes.

Dans une vidéo qui a circulé sur Internet, Leah Kook, l’épouse du rabbin Dov Kook, l’un des chefs spirituels les plus éminents de la ville, a qualifié ces publicités d’insulte à l’encontre de la population majoritairement pratiquante de la ville.

Selon le site d’information Walla, la population haredi de Tibériade a augmenté pour représenter environ 25 % de la population de la ville ces dernières années, ce qui a exacerbé les tensions concernant son caractère et son mode de vie.

« Ils entrent dans le centre commercial, ils voient des femmes nues aussi grandes que des écrans », a-t-elle déclaré d’une voix peinée.

Elle a affirmé qu’après s’être entretenue avec un responsable du centre commercial, neuf des douze publicités de ce type avaient été retirées, mais que trois subsistent, dont une appartenant à la chaîne de vêtements Castro.

Des photos du magasin Castro publiées dans les médias israéliens montrent une publicité allant du sol au plafond représentant une femme en bikini.

Kook a appelé les habitants à boycotter le centre commercial.

« Mes chers amis, boycottons-les », a-t-elle déclaré.

« N’allez pas au centre commercial. »

Les partis ultra-orthodoxes font partie de la coalition municipale dirigée par le maire Yossi Nabaa, élu en 2024 avec leur soutien. Ron Cobi, un ancien maire qui s’était présenté sans succès pour retrouver son poste, avait mis en garde contre l’influence croissante des Haredim sur la ville.

« Si je ne suis pas élu, Tibériade deviendra le prochain Bnei Brak », avait-il déclaré au Times of Israel en 2023, en référence à cette banlieue de Tel Aviv à forte population ultra-orthodoxe.

À la suite de cet appel au boycott, le maire adjoint Aviv Yitzhak et un autre membre de son parti ont condamné cet appel et ont exhorté la population à continuer de fréquenter le centre commercial.

« Surtout en ces temps où les commerçants luttent pour survivre après une longue période de guerre et où nous, les élus, nous nous efforçons de les aider, il est inacceptable de publier une déclaration qui porte directement atteinte aux moyens de subsistance de tant de commerçants et de familles », a déclaré leur parti dans un communiqué.

Selon une page Facebook qui relaie l’actualité locale de Tibériade, les habitants laïcs de la ville menacent de boycotter le centre commercial si les publicités sont retirées.

Ce n’est pas la première fois que des Israéliens haredim et laïcs s’affrontent au sujet d’un centre commercial local.

Plus tôt cette année, dans la ville d’Arad, dans le sud du pays, deux hommes d’affaires de la dynastie hassidique Gur ont racheté le centre commercial de la ville, et des plaintes ont été formulées selon lesquelles les commerçants auraient subi des pressions pour retirer les photos de femmes et pour que les mannequins ne portent que des vêtements jugés « décents ».

La municipalité a menacé de fermer le centre commercial en raison de ces nouvelles exigences.

Charlie Summers a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.