La sœur d’un otage tué à Gaza accuse le gouvernement de tenter « d’effacer » le 7-Octobre
Des manifestants anti-gouvernement se sont rassemblés sur la Place Habima, à Tel Aviv, et ont défilé à Jérusalem
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Merav Svirsky, la sœur d’Itay Svirsky, otage assassiné à Gaza, a dénoncé samedi la décision du gouvernement de nommer Michael Rabello, l’avocat personnel du Premier ministre Benjamin Netanyahu, au poste de contrôleur de l’État, l’accusant de tout mettre en œuvre pour « effacer » le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.
« Moi-même et beaucoup d’autres en avons déjà payé le prix. Mon frère a été enlevé vivant et était censé revenir vivant », a-t-elle déclaré devant un millier de manifestants anti-gouvernement sur la Place Habima.
« Le gouvernement fait tout ce qu’il peut pour effacer le massacre, l’abandon et sa responsabilité. Il fait tout pour empêcher une enquête sur la vérité. Le gouvernement n’était pas censé survivre une minute après le 7-Octobre, mais il a utilisé toutes les ruses possibles pour s’en sortir », a-t-elle ajouté.
« Rien ne nous fera oublier le 7-Octobre », a-t-elle poursuivi, exhortant l’opposition à s’unir et à forger des partenariats avec la communauté arabe afin de vaincre le gouvernement.
Le contrôleur de l’État, qui rend compte directement à la Knesset, est notamment chargé du contrôle externe des activités des ministères et des collectivités locales, ainsi que des affaires financières des partis politiques, afin de préserver l’intérêt public. Le contrôleur sortant a également enquêté sur le rôle du gouvernement dans les défaillances ayant conduit à l’assaut barbare et sanglant du 7-Octobre.
Ce poste est censé être indépendant du Premier ministre et du gouvernement, ce qui rend la candidature de Rabello, et désormais son élection, particulièrement délicate compte tenu de ses liens de longue date avec Netanyahu et des allégations selon lesquelles des députés de la coalition auraient subi de grandes pressions pour le soutenir.
Des manifestants anti-gouvernement se sont rassemblés sur la Place Habima, à Tel Aviv, ainsi que dans d’autres villes du pays, pour les manifestations hebdomadaires.
Certains manifestants ont défilé du mémorial d’Yitzhak Rabin jusqu’à la Place Habima, brandissant divers messages anti-gouvernement.
Certains tenaient des pancartes dénonçant la violence des résidents d’implantations en Cisjordanie et se moquant de Netanyahu à la suite d’un appel téléphonique tendu avec le président américain Donald Trump, survenu plus tôt dans la semaine. Ils brandissaient également une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Nous sommes l’espoir, et nous restaurerons [Israël]. »
À leur arrivée sur la place, le Théâtre national était illuminé aux couleurs du drapeau LGBTQ+ pour marquer le Mois des Fiertés.
À Jérusalem, qui avait accueilli plus tôt dans la semaine sa parade annuelle de la fierté, les manifestants ont défilé dans les rues avec une banderole sur laquelle on pouvait lire « Voter pour un Israël libéral » et ont scandé : « Non à Ben Gvir à la Knesset, oui à un gouvernement libéral », en référence au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.
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