Une enquête met en lumière le sort de Palestiniennes vendues à des Bédouins en Israël
Haaretz cite notamment le cas d’Intissar, qui affirme avoir été vendue adolescente par son père pour 1 000 shekels, avant de subir des années de violences conjugales
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Une récente enquête du quotidien israélien Haaretz a mis en lumière le sort de Palestiniennes, parfois mineures, vendues par leurs familles à des hommes bédouins polygames du sud d’Israël, où elles seraient exposées à des violences physiques, sexuelles et psychologiques et à une forte dépendance juridique et économique.
L’article, repris par Courrier international, évoque « des milliers de femmes » originaires de Cisjordanie, de Gaza et parfois de Jordanie, mariées dans le cadre de pratiques polygames, souvent en échange de sommes d’argent versées à leur famille.
Le quotidien cite notamment le cas d’Intissar, qui affirme avoir été vendue adolescente par son père pour 1 000 shekels, avant de subir des années de violences conjugales. « À chaque dispute, il me rappelait : ‘Je t’ai achetée à ton père’ », témoigne-t-elle dans l’enquête.
Selon Haaretz, nombre de ces femmes arrivent en Israël sans citoyenneté ni statut légal clair, ce qui les rend dépendantes de leur mari pour leur logement, leur mobilité, l’accès aux soins et parfois même pour leur maintien sur le territoire.
L’enquête décrit des situations où certaines femmes ne peuvent ouvrir de compte bancaire, obtenir une aide juridique ou porter plainte sans craindre une expulsion ou une séparation d’avec leurs enfants.
Le reportage s’inscrit aussi dans le contexte plus large du débat sur la polygamie dans certaines communautés bédouines du Néguev, phénomène combattu par les autorités israéliennes mais qui persiste de manière informelle.
Les Bédouins d’Israël, citoyens arabes musulmans pour la plupart, sont environ 300 000 dans le Néguev, selon les chiffres cités dans l’article, sur quelque 440 000 Bédouins vivant dans le pays.
L’enquête souligne que les mariages impliquant des femmes palestiniennes ont diminué depuis les attaques du 7 octobre 2023 et la fermeture quasi totale des points de passage vers la Cisjordanie et Gaza.
Le cas d’Intissar est présenté comme rare en ce qu’il a conduit à une condamnation de son mari pour viol et violences sur leurs filles, après l’intervention des autorités israéliennes à la suite d’un signalement scolaire. Des ONG citées dans l’enquête appellent à une meilleure protection juridique pour ces femmes.
la Communauté du Times of Israël !







