Israël presse le Liban d’empêcher le Hezbollah d’entrer en guerre avec l’Iran
Selon une source des milieux de la sécurité, Jérusalem a averti Beyrouth, via les États-Unis, que les combats reprendraient si le groupe terroriste attaquait Israël
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Israël a demandé au gouvernement libanais de déployer des troupes afin d’installer des barrages routiers dans les zones où résident des membres du Hezbollah, dans le but d’empêcher le groupe terroriste de se joindre aux combats si la guerre venait à reprendre avec l’Iran, a rapporté lundi la télévision israélienne, citant une source des milieux de sécurité.
Le diffuseur a indiqué que la demande avait été transmise par l’intermédiaire de médiateurs américains, Jérusalem avertissant Beyrouth que les combats au Liban s’intensifieraient de nouveau si le Hezbollah venait à attaquer Israël.
La raison pour laquelle Jérusalem ne s’est pas adressée directement au Liban reste à éclaircir, le rapport soulignant les récents pourparlers directs soutenus par les États-Unis entre les parties sur la mise en œuvre de l’accord-cadre destiné à désarmer le Hezbollah et organiser le retrait progressif des militaires israéliens du sud-iban.
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran, le 2 mars dernier, en soutien à ses tuteurs iraniens, ce qui a donné lieu à des frappes aériennes israéliennes massives suivies d’une incursion terrestre dans le sud-Liban avant qu’un accord ne soit conclu en juin pour mettre un terme au conflit. Depuis, des combats sporadiques se poursuivent.
Les négociations ont été entravées par le refus du Hezbollah de se conformer à l’accord, lequel exige le retrait de l’armée israélienne des zones du sud-Liban qu’elle contrôle, en plus du déploiement de l’armée libanaise à commencer par des zones pilotes, à la condition que le Hezbollah désarme, ce que le groupe terroriste soutenu par l’Iran se refuse à faire.
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré la semaine dernière que plusieurs questions clés restaient à régler et que l’État et l’armée libanais étaient prêts à répondre aux préoccupations sécuritaires par le biais de « mécanismes officiels et canaux de coordination établis » plutôt que par une action militaire.
Des responsables libanais ont affirmé que la poursuite des frappes israéliennes entravait les efforts de Beyrouth pour désarmer le Hezbollah, Israël assurant que l’armée libanaise n’avait pas prouvé sa capacité à assumer le rôle sécuritaire prévu par l’accord de cessez-le-feu soutenu par les États-Unis.
Israël affirme que ses frappes au Liban visent des membres du Hezbollah et d’autres groupes terroristes, ou interviennent en réponse à des tirs du Hezbollah contre les troupes israéliennes.
L’armée israélienne contrôle une zone tampon dans le sud-Liban.
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