Eisenkot accuse Netanyahu et ses alliés de mener Israël vers un « abîme sombre »
À l’occasion de l’anniversaire de l’assassinat de Yitzhak Rabin, le chef de Yashar dénonce les menaces pesant sur la démocratie israélienne
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Stav Levaton est correspondante militaire pour le Times of Israel.

À l’occasion du 31ᵉ anniversaire de l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin, le 4 novembre 1995, le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, a rendu hommage à sa mémoire mercredi, avertissant que la démocratie israélienne était menacée et s’engageant à s’opposer aux tentatives visant à « entraîner Israël dans un abîme sombre ».
« Le meurtre de Rabin est un grave avertissement pour toute la nation. La violence ne surgit pas de nulle part un beau matin », a déclaré Eisenkot dans un communiqué. « Elle est le résultat de campagnes continues et organisées d’incitation à la haine, d’agitation et de division. »
Eisenkot a accusé le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son parti, le Likud, de chercher à « saboter la démocratie israélienne » et à « attiser la violence » dans les rues.
Il a également évoqué le ministre de la Sécurité nationale d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, rappelant qu’un mois avant l’assassinat de Rabin, Ben Gvir, alors adolescent, avait arraché l’insigne de la voiture de Rabin, en déclarant que « si nous avons pu atteindre cet insigne, nous pouvons atteindre Rabin ».
« Cet homme, responsable de la police israélienne et de la sécurité intérieure, a demandé ce matin que les dirigeants des partis politiques israéliens soient interrogés dans les cellules souterraines du Shin Bet, en violation des principes de bonne gouvernance et de la loi », a ajouté Eisenkot, faisant référence aux appels de Ben Gvir en faveur de l’interrogatoire des responsables politiques arabes.
« Nous ne laisserons pas Israël être entraîné dans un abîme sombre, loin des principes démocratiques », a affirmé Eisenkot. « J’ai l’intention de m’opposer à ces tentatives. Sans ciller. Car l’avenir d’Israël et de la démocratie israélienne est en jeu. »
C’était la deuxième fois en 24 heures que l’ancien chef d’état-major de Tsahal évoquait la mémoire de Rabin, qui avait lui aussi occupé cette fonction.
Mardi soir, après avoir présenté ses premiers projets législatifs dans une déclaration vidéo, Eisenkot avait averti que les jours à venir seraient « marqués par des manipulations et des communiqués mensongers et odieux ». Il avait également déclaré qu’Israël devait se souvenir des leçons tirées de la violence et de l’incitation à la haine qui avaient entouré l’assassinat de Rabin et « rester ferme sans crainte ».
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