Ben Gvir qualifie les députés de l’opposition de « porte-parole du Hamas »
Les parlementaires avaient critiqué sa politique carcérale, notant que le durcissement des conditions de détention des prisonniers palestiniens avait nui aux otages à Gaza
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a qualifié lundi les députés de l’opposition de « porte-parole du Hamas » lors d’une réunion houleuse à la Knesset, après qu’ils l’ont critiqué pour s’être vanté des conditions d’incarcération difficiles imposées aux prisonniers palestiniens – ce qui aurait entraîné une augmentation des violences commises à l’encontre des otages qui étaient alors encore détenus à Gaza.
Le leader d’extrême droite devait informer les députés de la commission de la Sécurité nationale de la Knesset des activités de son ministère, mais il s’est d’abord enorgueilli des changements qu’il a apportés au système pénitentiaire, ce qui a provoqué l’indignation dans la salle de réunion bondée.
Les otages qui ont été remis en liberté, avec parmi eux Bar Kuperstein, ont fait savoir qu’ils avaient été battus et affamés par leurs ravisseurs du Hamas en représailles aux déclarations répétées de Ben Gvir sur le durcissement des conditions de détention des prisonniers palestiniens sous son mandat.
« Bar Kuperstein, un otage après l’autre, tous racontent ce qu’ils ont enduré à cause de vous », a crié Naama Lazimi, députée du parti Les Démocrates, en s’adressant à Ben Gvir. « Nos concitoyens ont été kidnappés sous votre mandat, honte à vous ! »
« Le Hamas est fier de vous », a rétorqué le ministre d’extrême-droite, qui a qualifié Lazimi de « porte-parole du Hamas » alors qu’ele quittait la salle, escortée par des gardiens de la sécurité du parlement. Ben Gvir a ensuite fait un geste en direction des autres députés de l’opposition : « Vous êtes tous des porte-parole du Hamas ici ».
Au début de la réunion, le ministre avait réitéré sa demande d’instaurer la peine de mort pour les terroristes palestiniens.
« Les prisons sont devenues un cauchemar pour les terroristes, et j’en suis fier », s’était-il vanté devant les membres de la commission, mais « cela ne suffit toujours pas ».
Il a affirmé qu’il continuerait d’exiger une loi sur la peine de mort auprès du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
« Je lui ai demandé, c’est toujours ma requête et il sait également qu’il a une date limite », a-t-il ajouté.
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