Biton interrogé à nouveau sur des soupçons de détournement de fonds au profit de Shas
L'affaire concernant un possible transfert de fonds publics vers le journal du parti ultra-orthodoxe sera prochainement transmise au parquet en vue d'une éventuelle inculpation du député
Le député Haïm Biton (Shas) a été interrogé dimanche pour la deuxième fois par la police, soupçonné d’avoir détourné des fonds publics pour financer le journal HaDerech, porte-parole du parti ultra-orthodoxe.
L’homme politique a été interrogé au sujet de ses activités lorsqu’il était directeur du réseau scolaire Maayan Hachinuch Hatorani, rattaché au parti Shas, de 2018 à 2021, a rapporté la chaîne N12. Il aurait en effet abusé de sa fonction pour détourner des fonds publics destinés à l’éducation et les utiliser pour financer le supplément jeunesse du journal.
Il s’agissait de la deuxième fois que Biton était interrogé dans le cadre de cette affaire. Il avait déjà été entendu en mars 2025, soupçonné de fraude, d’abus de confiance, de falsification de documents d’entreprise et de blanchiment d’argent en lien avec son rôle dans le détournement présumé de fonds. Quatre autres suspects avaient également été entendus à l’époque.
L’enquête sur Biton a débuté en octobre 2024, lorsque la procureure générale, Gali Baharav-Miara, a donné son feu vert aux enquêteurs pour ouvrir une enquête sur le député et d’autres personnes liées à l’organe de presse du parti Shas, à la suite d’appels lancés par le groupe de veille anti-corruption Mouvement pour un gouvernement de qualité (MQG).
Selon une source proche de l’enquête, citée par la chaîne N12, l’unité de lutte contre la fraude de la police, Lahav 433, s’apprêtait à transmettre le dossier au parquet général en vue de l’émission d’un acte d’accusation.
La police n’avait pas encore commenté l’interrogatoire de Biton, dimanche.
Entre 2018 et 2019, des fonds publics destinés au réseau scolaire Maayan Hachinuch Hatorani de Shas auraient été détournés vers HaDerech par divers moyens, alors que Biton était à la tête de ce réseau.
Le journal aurait utilisé cet argent public pour payer les salaires de la rédaction et des journalistes.
Sam Sokol a contribué à cet article.