Borne dénonce les « ambiguïtés révoltantes » d’une partie de la gauche

LFI a été accusée samedi de trouver des justifications à l'attaque du Hamas contre Israël, qui a fait de très nombreux morts civils

La Première ministre française, Elisabeth Borne, s'adresse aux représentants des médias après une présentation de GRTGaz à Bois-Colombes, au nord-ouest de Paris, le 23 juin 2022. (Crédit : Thomas Coex/AFP)

Elisabeth Borne a dénoncé dimanche à Bordeaux les « ambiguïtés révoltantes » d’une partie de la gauche sur le conflit en Israël, dans une allusion à la France insoumise (LFI) accusée samedi de trouver des justifications à l’attaque du Hamas contre Israël.

« A l’extrême gauche, la violence verbale est assumée, la recherche du chaos revendiquée », a déclaré la Première ministre devant les militants du parti présidentiel français Renaissance, en fustigeant également « les ambiguïtés révoltantes face au drame de ces dernières heures ».

LFI a été accusée samedi de trouver des justifications à l’attaque du Hamas contre Israël, qui a fait de très nombreux morts civils, en dénonçant d’une même voix le mouvement terroriste islamiste et Israël, une position en décalage avec le reste de la classe politique.

Au-delà de ce sujet précis du Proche-Orient, la cheffe du gouvernement également dénoncé dans son discours les « méthodes » de l’extrême droite : « désigner des boucs émissaires, faire de la démagogie à tout crin, et dresser les Français les uns contre les autres ».

Pour elle « les deux extrêmes ont cela en commun : ils ne cherchent pas la cohésion, mais la confrontation. Ils ne cherchent pas l’apaisement, mais l’embrasement ».

« Face à cela, nous avons une responsabilité historique », a souligné Elisabeth Borne, en faisant valoir, « face au retour des guerres », que l’Europe « apporte la stabilité » et « la paix ».

Meyer Habib a précisé à l’AFP avoir informé les autorités françaises des inquiétudes concernant un ressortissant français qui vivait en Israël et qui avait pu envoyer « un message de détresse » à sa famille samedi matin.

« C’est prématuré de confirmer cette information », a commenté dimanche matin la Première ministre, Elisabeth Borne, lors d’un entretien sur le média BFMTV.

« Notre ambassade, notre consulat général, suit de très près la situation (et) veille à ce que la sécurité de nos ressortissants soit assurée en Israël », a-t-elle ajouté.

Interrogée sur d’éventuels rapatriements, la cheffe du gouvernement a fait valoir qu’il existait toujours « des liaisons aériennes, même si Air France a suspendu ses vols dans l’immédiat ».

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