Braverman soupçonné d’avoir emporté 30 documents classifiés pour influer sur le narratif du 7-Octobre
Le bras droit du Premier ministre aurait indûment emporté des documents sur des discussions sécuritaires pré-7-Octobre concernant Gaza, sous les gouvernements Netanyahu et Bennett-Lapid
La police disposerait de preuves indiquant que le chef de cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Tzachi Braverman, aurait indûment soustrait une trentaine de documents classifiés relatifs à des discussions sur la sécurité du bureau du Premier ministre, dans le but présumé d’orienter le narratif concernant les défaillances ayant conduit au pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.
Ces documents comprendraient des discussions concernant Gaza tenues avant le 7-Octobre, tant sous le gouvernement Netanyahu que sous le gouvernement précédent dirigé par Naftali Bennett et Yaïr Lapid, selon un reportage diffusé dimanche par la chaîne N12 sans citer de sources.
Ce reportage a été diffusé au lendemain de la diffusion par N12 de transcriptions qui semblaient montrer que Braverman avait tenté de persuader une sténographe de falsifier les relevés téléphoniques du Premier ministre datant du matin du 7-Octobre et s’était vu répondre à deux reprises que cela était illégal.
Braverman aurait alors modifié l’heure indiquée à laquelle Netanyahu a reçu pour la première fois des informations sur l’invasion du Hamas par un appel téléphonique de son secrétaire militaire de l’époque, Avi Gil, la faisant passer de 6 h 40 à 6 h 29.
La semaine dernière, Gil a accordé deux entretiens dans lesquels il a accusé Braverman d’avoir falsifié les enregistrements au cours des mois qui ont suivi les atrocités du 7-Octobre, confirmant qu’il avait été informé par une sténographe du cabinet du Premier ministre de la volonté de Braverman de modifier l’horodatage.
Les médias israéliens ont rapporté vendredi que la police estime avoir recueilli suffisamment de preuves pour inculper Braverman de falsification d’enregistrements datant du jour de l’assaut barbare et sadique du 7-Octobre.
Toutefois, le quotidien Haaretz a cité des sources selon lesquelles les chances d’inculpation de Braverman semblaient faibles, car il serait juridiquement difficile de réfuter son affirmation selon laquelle la modification qu’il a apportée aux archives était une erreur et non un acte intentionnel.
Braverman fait également l’objet d’une mise en examen pour entrave à la justice, fraude et abus de confiance dans le cadre d’un autre scandale lié à la fuite de documents classifiés. En raison de ces accusations, il n’a pas pu prendre ses fonctions d’ambassadeur d’Israël au Royaume-Uni, poste pour lequel il avait été désigné.