Cerfs-volants de Gaza : Israël ne peut pas minimiser l’inquiétude des habitants de l’Otef Azza – Herzog

Lors d’une visite au kibboutz Nir Oz, le président a insisté sur le fait que la sécurité des communautés frontalières est essentielle à tout accord futur concernant Gaza

Le président Isaac Herzog s’exprimant lors de l’inauguration d’un centre d’intelligence artificielle, au kibboutz Nir Oz, le 24 août 2026. (Crédit : Haïm Zach/Bureau de la presse gouvernementale)

Le président Isaac Herzog a souligné lundi qu’Israël ne pouvait pas sous-estimer les inquiétudes des habitants des localités de « l’enveloppe de Gaza » – la région appelée en hébreu Otef Azza -, après le lancement de cerfs-volants depuis la bande de Gaza ce week-end, alors qu’il se rendait dans l’un des kibboutzim ravagés par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.

Lors de l’inauguration d’un centre d’intelligence artificielle (IA) au kibboutz Nir Oz, Herzog a assuré aux habitants qu’il comprenait à quel point la simple vue d’un cerf-volant dans le ciel pouvait susciter un sentiment de malaise au sein des communautés.

« Après le 7-Octobre, l’État d’Israël ne peut sous-estimer aucun signe ni aucune inquiétude émanant des habitants des zones frontalières, mais il ne peut pas non plus permettre qu’un cerf-volant ramène la bande de Gaza au 6 octobre [2023]. L’État d’Israël est là, vigilant, en alerte et prêt à défendre », a-t-il déclaré.

« J’ai également dit à Jared Kushner la semaine dernière que je les remerciais pour leurs efforts, mais que cela soit clair : la sécurité des habitants des zones frontalières doit être au cœur de tout accord sur l’avenir de Gaza », a-t-il ajouté, faisant référence à la visite, la semaine dernière, du gendre du président américain Donald Trump et envoyé spécial dans la région, qui s’est achevée sans avancée décisive dans les négociations sur le désarmement du Hamas et le passage à la deuxième phase du plan de paix de Trump pour Gaza, axée sur la reconstruction.

« Les habitants de Nir Oz n’ont plus besoin de se tenir devant la frontière et de s’interroger sur la signification de tout ce qui vole dans le ciel. C’est la responsabilité de l’État. Voir, savoir, prévenir et défendre », a-t-il ajouté.

« C’est également la responsabilité de la communauté internationale, des pays membres du Conseil de Paix, d’intérioriser et de comprendre ce principe. »

Des soldats inspectant un cerf-volant lancé depuis la bande de Gaza, au kibboutz Nahal Oz, le 22 août 2026. (Crédits : Réseaux sociaux ; utilisées conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Au moins quatre cerfs-volants ont été lancés depuis la bande de Gaza en direction du kibboutz Nahal Oz ce week-end. L’armée a déclaré qu’aucun élément suspect n’avait été trouvé sur ces cerfs-volants et qu’il n’y avait aucun danger pour la population. Cependant, nombreux sont ceux qui ont associé ces objets aux cerfs-volants et aux ballons transportant des engins incendiaires lancés par des groupes terroristes de Gaza, et qui ont semé la terreur dans le sud d’Israël pendant plusieurs années avant le 7-Octobre.

Dans un communiqué publié dimanche soir, le Hamas a affirmé que ces cerfs-volants n’étaient que des « jouets d’enfants » provenant des camps de réfugiés de Gaza et a averti Israël de ne pas mettre ses menaces à exécution.

Lundi, le ministre de la Défense, Israël Katz, a déclaré que lui-même et Netanyahu « avaient donné pour instruction à Tsahal d’adopter une politique de tolérance zéro et de confinement zéro vis-à-vis du lancement de cerfs-volants et de ballons depuis Gaza vers les communautés du Néguev », réitérant ainsi les déclarations précédentes de ces derniers jours en réponse à ces cerfs-volants.

« Un ballon et un cerf-volant seront traités de la même manière qu’un drone – qu’ils contiennent ou non des explosifs », a-t-il déclaré.

Illustration : Des pompiers israéliens éteignant un incendie dans un champ de blé causé par des cerfs-volants incendiaires de manifestants gazaouis, près de la frontière avec la bande de Gaza, le 30 mai 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Je ne suis pas Yoav Gallant, et je ne laisserai pas la politique du 6 octobre se répéter, ni dans les airs ni aux abords de la frontière », a-t-il ajouté, dans une pique à l’encontre de son prédécesseur.

Bon nombre des déclarations de Katz ces dernières semaines semblent être des messages adressés aux électeurs à l’approche des élections législatives d’octobre.

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