Des centaines de policiers à la retraite appellent Herzog à rejeter la demande de grâce de Netanyahu
Selon les quelque 400 officiers signataires, la demande de Netanyahu ne contient 'pas la moindre trace d'aveu de culpabilité', une caractéristique qui la rend irrecevable
Dans une lettre adressée au chef de l’État, des centaines de policiers à la retraite ont demandé au président Isaac Herzog de rejeter la demande de grâce du Premier ministre Benjamin Netanyahu, ont fait savoir les médias israéliens.
La pétition, signée par quelque 400 anciens officiers, parmi lesquels d’anciens commissaires et commissaires adjoints, met en garde contre le fait qu’ « une telle mesure, sans aveux ni remords de la part de [Netanyahu], risque de déclencher de graves violences au sein de la société israélienne ».
Cette semaine, le Premier ministre a demandé au président qu’il lui accorde sa grâce pour les accusations criminelles dans les trois affaires pour lesquelles il est actuellement jugé, arguant que cette mesure permettrait de réparer les divisions au sein de la société israélienne liées au procès auquel Netanyahu fait face.
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Selon les officiers signataires, la demande de Netanyahu ne contient « pas la moindre trace d’aveu de culpabilité », une caractéristique qui la rend irrecevable. La lettre fait référence aux grâces présidentielles accordées par le père de Herzog, l’ancien président Chaim Herzog, à l’ancien chef du Shin Bet Avraham Shalom et à quatre autres officiers impliqués dans les exécutions extrajudiciaires de deux Palestiniens après leur capture, connues sous le nom d’affaire « Bus 300 ».
Dans l’incident de 1984, les cinq ont reçu la clémence avant même que des accusations ne soient portées contre eux. Ils avaient alors déjà admis leurs fautes, avoué leurs actes, exprimé leurs remords et démissionné de leurs postes, font valoir les officiers.
« Nous sommes convaincus qu’il est important pour vous, en tant que personne dépositaire du privilège de diriger le pays, de ne pas entrer dans l’histoire pour avoir cédé à la pression et accordé une grâce politique contraire aux valeurs de vérité, de justice et de moralité à la tête du pays, et de ne pas ternir le glorieux héritage de la famille Herzog pour les générations futures », peut-on lire dans la lettre, selon Ynet.