Des élus d’Amérique latine condamnent le tweet « Heil Hitler » du président colombien sortant
'L’utilisation de références au nazisme ne doit pas devenir un outil rhétorique visant à discréditer des positions politiques ou idéologiques', rappellent 24 élus de 14 pays
Mardi, des législateurs de quatorze pays d’Amérique latine ont signé une déclaration condamnant une publication du président colombien sortant, Gustavo Petro, dans laquelle il a partagé un article soutenant un adversaire à l’élection à venir, en écrivant : « Heil Hitler ».
Le dirigeant de gauche, qui a rompu les relations diplomatiques de son pays avec Israël en 2024, a publié ces mots sur le réseau social X à propos d’un éditorial soutenant le candidat présidentiel de droite Abelardo de la Espriella, à l’occasion du second tour des élections, le 21 juin.
Parmi ses autres engagements, Espriella a promis de rétablir les relations de la Colombie avec Israël et d’ouvrir une ambassade.
Dans un communiqué qui a été préparé par la Coalition des législateurs latino-américains contre l’antisémitisme du Combat Antisemitism Movement (CAM), 24 élus ont averti que l’utilisation d’expressions associées au nazisme était inappropriée dans un débat démocratique et qu’elle devait être condamnée, en particulier lorsqu’elle émanait d’un chef d’État.
La déclaration a rappelé que « Heil Hitler » restait l’un des symboles les plus reconnaissables de l’idéologie nazie.
« L’utilisation de références au nazisme ne doit pas devenir un outil rhétorique visant à discréditer des positions politiques ou idéologiques. Les dirigeants démocratiques ont la responsabilité de promouvoir un débat public respectueux, conscient du poids des mots », poursuit la déclaration.
Espriella affrontera Iván Cepeda, un candidat de gauche qui a déclaré qu’il maintiendrait la position de Petro à l’égard d’Israël. Ce dernier a été éliminé lors des élections nationales de mai, après qu’Espriella et Cepeda ont chacun remporté plus de 40 % des voix.