Hagmar aurait entravé l’enquête sur un incendie criminel dans un village palestinien
Selon Kan, l’unité régionale de réserve de défense locale composée de réservistes résidents d’implantations ayant refusé de coopérer, la police a dû faire appel à une autre unité
Mardi, la chaîne publique Kan a révélé qu’une unité de l’armée israélienne composée de réservistes, résidents d’implantations, avait entravé l’enquête sur un incendie criminel perpétré par d’autres résidents d’implantations contre un village palestinien de Cisjordanie, ce week-end.
Dans la nuit de dimanche à lundi, un groupe de résidents d’implantations a fait irruption dans le village palestinien de Beit Furik, situé au nord de la Cisjordanie, près de Naplouse, et a incendié une maison.
Afin d’ouvrir une enquête, la police a contacté l’unité régionale de réserve de défense locale, connue sous son acronyme hébreu « Hagmar », pour qu’elle assure la sécurité du village pendant la visite des officiers.
Cependant, l’unité Hagmar a refusé de coopérer, a indiqué Kan.
La police a donc dû trouver une autre unité militaire pour assurer l’accès des policiers, ce qui a ensuite été fait sans encombre.
Tsahal n’a pas démenti ces informations, indiquant à Kan que cette affaire faisait l’objet d’une enquête et que des mesures disciplinaires seraient prises.
Cet incident met en évidence la difficulté qu’éprouve Israël à réprimer la violence endémique des résidents d’implantations extrémistes.
Les membres de l’unité Hagmar en Cisjordanie sont fréquemment accusés de participer à des attaques contre des Palestiniens.
L’ancien commandant de la division de police de Cisjordanie fait l’objet d’une enquête pour avoir fermé les yeux sur les violences commises par des résidents d’implantations afin de s’attirer les faveurs du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.