Israéliens et Juifs en Grèce priés de dissimuler leur identité avant les manifestations du « jour de la colère »
Le ministère des Affaires étrangères demande aux touristes d'éviter d'arborer des symboles juifs ou israéliens ; l'an dernier aucun incident n'avait été signalé
Dimanche, le ministère des Affaires étrangères a recommandé aux Israéliens se trouvant en Grèce de faire profil bas et d’éviter tout comportement susceptible de révéler leur identité, alors que des dizaines de manifestations anti-Israël doivent avoir lieu dans tout le pays.
Un groupe d’organisations anti-Israël prévoit d’organiser un « jour de colère » concernant la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza dans 36 localités grecques, en ciblant notamment des lieux régulièrement fréquentés par les touristes israéliens.
« Compte tenu de l’ampleur attendue des manifestations et de la possibilité de rassemblements importants et de troubles, le ministère des Affaires étrangères recommande aux citoyens israéliens présents en Grèce de redoubler de vigilance, de se tenir à l’écart des lieux de manifestation et des grands rassemblements, et d’éviter tout frottement ou confrontation avec les manifestants », a déclaré le ministère dans un avis spécial aux voyageurs.
« Il est recommandé de ne pas afficher ostensiblement les symboles identifiant les Israéliens et les Juifs, et d’éviter de publier sa position en temps réel sur les réseaux sociaux », a-t-il ajouté.
Cet avertissement intervient alors que de nombreux vacanciers israéliens se trouvent dans ce pays, destination touristique de premier plan, en pleine haute saison. Près de 50 vols doivent décoller de l’aéroport Ben Gurion à destination de la Grèce rien que ce dimanche, selon les données de l’Autorité aéroportuaire israélienne (IAA).
Dans son annonce concernant les manifestations prévues, BDS Greece – un groupe prônant le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre Israël – a écrit sur Facebook qu’il comptait « remplir tout le pays de drapeaux palestiniens, de keffiehs et de slogans ».
« Cela fait plus de 1 000 jours que le génocide se poursuit à Gaza, tandis qu’en Cisjordanie, l’occupation, les attaques et la confiscation des terres palestiniennes se poursuivent », a écrit le groupe.
Israël rejette fermement les accusations de « génocide » dans le cadre de sa guerre contre le Hamas, qui a débuté lorsque le groupe terroriste palestinien a envahi Israël le 7 octobre 2023, tuant plus de 1 200 personnes et prenant 251 otages. La plupart des combats dans la bande de Gaza ont pris fin avec un cessez-le-feu en octobre 2025.
Dans son message, BDS Greece a appelé la Grèce à imposer un embargo sur les armes et des sanctions à l’encontre d’Israël, ainsi qu’à mettre fin à toute coopération militaire entre les deux pays, entre autres revendications.
Le ministère des Affaires étrangères avait également mis en garde les Israéliens résidant en Grèce à propos de la même journée d’action l’an dernier, qui s’était déroulée sans incident majeur.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.