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La « Journée d’action » contre Israël en Grèce s’achève sans incident majeur

Lancée par des groupes pro-palestiniens et anti-Israël dans une destination touristique prisée, la Journée d'action a été l'occasion de petites manifestations

L'une des manifestations de la « Journée d'action » anti-Israël, en Grèce, le 10 août 2025. (Crédit : Capture d'écran)
L'une des manifestations de la « Journée d'action » anti-Israël, en Grèce, le 10 août 2025. (Crédit : Capture d'écran)

La « Journée d’action » pro-palestinienne organisée dimanche en Grèce et visant les touristes israéliens semble s’être déroulée sans incident majeur.

Cette initiative, annoncée plus d’une semaine à l’avance, a été organisée par une coalition de groupes grecs pro-palestiniens et anti-Israël, qui ont appelé à manifester « sur les îles et dans les lieux touristiques ».

La Grèce est une destination touristique très prisée des Israéliens. Cette initiative fait suite à plusieurs incidents très médiatisés visant des Israéliens en Grèce. Les manifestants ont utilisé plusieurs slogans, notamment : « Les mesures planifiées afin de faire de la Grèce un ‘refuge’ pour ceux qui participent ou soutiennent le massacre en Palestine ne passeront pas ! »

En amont de l’événement de dimanche, le ministère israélien des Affaires de la diaspora a publié une liste de 55 manifestations prévues, soulignant « le risque que plusieurs manifestations dégénèrent en affrontements ou en actes de violence ». Le ministère des Affaires étrangères avait exhorté les Israéliens se trouvant en Grèce à éviter les manifestations, à s’abstenir d’arborer des symboles israéliens visibles, à rester vigilants dans les lieux bondés et à tenir leurs proches informés de leur localisation.

Aucun affrontement entre manifestants et Israéliens n’a toutefois été signalé. Les pages des réseaux sociaux liées au BDS Grèce et à plusieurs autres organisations locales anti-Israël ont publié des photos de nombreux petits rassemblements dans différentes îles et villes du pays. La plupart semblent n’avoir réuni qu’une poignée de participants, ou quelques dizaines tout au plus.

Sur les photos, on peut voir des manifestants brandir des pancartes et des banderoles accusant Israël de génocide à Gaza – une accusation rejetée par Israël – et arborant des slogans pro-palestiniens populaires comme « Palestine libre » et « De la rivière à la mer, la Palestine sera libre ». Certains portaient le slogan de la Journée d’action : « Pas sur notre terre, pas en notre nom ».

Athènes, la capitale grecque, a accueilli une manifestation un peu plus importante. Des centaines de personnes se sont rassemblées sur une place publique, brandissant des drapeaux palestiniens et des pancartes avec des slogans anti-Israël. Selon un message publié par les organisateurs, les manifestations dans leur ensemble auraient rassemblé « des centaines de milliers » de personnes.

Dans le cadre de la « Journée d’action », l’un des groupes organisateurs, March to Gaza, a appelé la Grèce à mettre en place un embargo sur les armes à destination d’Israël, et à mettre fin à toute coopération militaire entre les deux pays. Il a également demandé à la Grèce de refuser l’entrée sur son territoire aux centaines de milliers d’Israéliens qui, selon lui, ont participé à la guerre, ainsi qu’aux résidents d’implantations de Cisjordanie.

« Ces gens-là ne sont pas des ‘touristes’, mais des suspects potentiels de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité », a fait savoir le groupe dans un message publié sur Facebook. Dans plusieurs pays du monde, des combattants et d’anciens soldats de l’armée israélienne ont fait l’objet de demandes d’arrestation, voire d’interrogatoires policiers, pour des crimes présumés commis à Gaza, souvent après que des organisations pro-palestiniennes les ont identifiés et ont averti les forces de l’ordre locales.

La « Journée d’action » a fait suite à une série de manifestations et d’affrontements anti-Israël en Grèce. Des navires de croisière israéliens ont été accueillis par des foules de manifestants qui, dans un cas, ont empêché le bateau d’accoster, un incident condamné par le gouvernement grec. Plusieurs Israéliens ont confié avoir été agressés après avoir parlé hébreu dans des lieux publics.

Dans une interview publiée une semaine avant les manifestations, l’ambassadeur Noam Katz a rapporté au quotidien grec Kathimerini que les touristes israéliens se sentaient « mal à l’aise » à Athènes, parce que le maire Haris Doukas ne prenait aucune mesure ni sanction contre les « minorités organisées » qui avaient tagué des graffitis antisémites.

Doukas a répondu quelques heures plus tard sur le réseau social X, écrivant avoir « fait la preuve de notre ferme opposition à la violence et au racisme, et nous n’avons pas de leçons de démocratie à recevoir de la part de ceux qui tuent des civils. »

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