Un doctorant iranien à Orléans condamné à la prison ferme pour apologie du terrorisme
Mohammad Saeli, 36 ans, était jugé pour avoir dédié, lors de sa soutenance, sa thèse à l'ayatollah Ali Khamenei
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Un doctorant iranien de l’université d’Orléans a été condamné à 18 mois de prison et à une interdiction du territoire français pendant cinq ans pour apologie d’un acte de terrorisme, a-t-on appris mardi auprès du parquet d’Orléans.
Mohammad Saeli, âgé de 36 ans, était jugé pour avoir dédié, lors de sa soutenance du 27 mars, sa thèse de droit privé à l’ayatollah Ali Khamenei, leader iranien éliminé en février par une frappe israélo-américaine.
Le directeur de thèse avait demandé « au doctorant de revenir à son sujet », mais il a refusé et continué « ses références sur l’Iran et la religion », ce qui a conduit à mettre un terme à la soutenance.
Le trentenaire a aussi été jugé par le tribunal correctionnel d’Orléans pour certains messages postés sur le réseau social LinkedIn, susceptibles de recevoir une qualification pénalement, selon le parquet d’Orléans, qui avait été saisi par l’université.
Parmi les publications, certaines évoquent une « soumission à la parole divine », le « bon côté de l’Histoire », le « combat capitaliste sioniste de domination », « le grand front de la résistance » ou encore « le Dieu unique », selon des médias locaux comme La République du Centre et Ici Orléans.
Le prévenu avait été interpellé et placé en garde à vue le 8 avril.
À l’issue du procès qui s’est achevé lundi soir, Saeli a été reconnu coupable de faits d’apologie d’un acte de terrorisme et de « violence ou acte d’intimidation envers un chargé de mission de service public ».
Une peine de 18 mois d’emprisonnement avec maintien en détention a été prononcée à son encontre. Le ministère public avait requis 24 mois de prison.
Une interdiction du territoire français d’une durée de cinq ans et la suspension de son accès à LinkedIn pour une durée de 6 mois s’ajoutent à cette condamnation.
Il n’a en revanche pas été reconnu coupable de « provocation directe à un acte de terrorisme en ligne », chef pour lequel il avait été poursuivi.
L’université d’Orléans compte plus de 20 000 étudiants, dont 14 % de nationalité étrangère, avec « près de 90 pays représentés », selon elle.
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