Netanyahu aurait demandé de suspendre l’examen du texte sur les antiquités en Cisjordanie et à Gaza
Ce projet de loi, qui vise à créer une nouvelle autorité relevant du ministère du Patrimoine et auquel s'opposent Tsahal et de nombreux archéologues, a été présenté par ses auteurs comme une étape vers l'annexion
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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a suspendu le processus législatif d’un projet de loi controversé visant à étendre le contrôle civil direct d’Israël sur les antiquités en Cisjordanie et à Gaza, a déclaré mardi une source anonyme de la coalition au journal Haaretz.
Ce projet de loi, qui visait à créer une « Autorité du patrimoine de Judée, de Samarie et de Gaza » sous l’égide du ministère du Patrimoine, était largement considéré comme un pas vers l’annexion des territoires contestés, les promoteurs du texte ayant ouvertement désigné cette annexion comme l’un de ses objectifs.
La commission de l’Éducation, de la Culture et des Sports de la Knesset avait prévu une réunion mardi matin pour voter des amendements au projet de loi, dans le cadre des travaux préparatoires en vue de sa lecture finale en séance plénière, mais la réunion a été annulée peu avant son début.
Aucune nouvelle réunion sur le projet de loi n’était programmée mardi soir, ce qui n’est pas inhabituel, car le calendrier de la commission pour la semaine suivante est généralement publié le mercredi et peut être modifié à tout moment, y compris à la dernière minute.
L’armée israélienne a officiellement fait part de son opposition à la proposition, et la conseillère juridique de la commission a averti que si le projet était adopté, il violerait les engagements internationaux d’Israël et renforcerait les accusations d’« annexion rampante ».
L’armée israélienne a officiellement fait part de son opposition à cette proposition et la conseillère juridique de la commission a averti que, si le projet était adopté, il violerait les engagements internationaux d’Israël et renforcerait les accusations d’« annexion rampante ».
Au cours de la réunion, les auteurs du projet de loi, Zvi Sokot (HaTzionout HaDatit) et Amit Halevi (Likud), ont exprimé l’espoir que le projet puisse être soumis à l’assemblée plénière pour ses lectures finales dans les jours à venir. Toutefois, Sokot a déclaré qu’il se plierait à la demande de Netanyahu si ce dernier souhaitait reporter l’examen.
La grande majorité des archéologues s’accordent à dire que les antiquités de Cisjordanie ont été gravement affectées par le pillage, le vandalisme et la négligence ; toutefois, le projet de loi a suscité une vive opposition dès le départ.
De nombreux archéologues ont déclaré que le nouveau système ne contribuerait pas à la préservation des antiquités en raison de la complexité de la région, mais qu’il exposerait davantage les universitaires israéliens à des boycotts et à des coupes budgétaires des financements internationaux.
D’autres ont souligné qu’en vertu des interprétations courantes du droit international, Israël n’est pas autorisé à mener des fouilles universitaires dans les zones contestées, mais uniquement des fouilles de sauvetage.
Beaucoup ont également accusé la coalition d’utiliser le domaine des antiquités pour faire avancer une politique d’annexion, sans la qualifier explicitement comme telle.
la Communauté du Times of Israël !







