Jared Kushner prononcera un discours dimanche sur la politique de Trump au Proche-Orient
L'intervention publique du gendre de Trump, très rare, est attendue de la part de cet homme qui n'a pas encore dévoilé son dessein pour le processus de paix israélo-palestinien qu'il est censé relancer
Jared Kushner, proche conseiller du président américain, s’exprimera dimanche sur la politique de Washington au Proche-Orient, au moment où Donald Trump doit décider s’il maintient ou non sa promesse de déménager l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.
L’intervention publique du gendre de Donald Trump, très rare, est attendue de la part de cet homme qui n’a pas encore dévoilé son dessein pour le processus de paix israélo-palestinien qu’il est censé relancer.
Son discours sera d’autant plus attendu que, selon plusieurs médias américains, Jared Kushner serait le fameux « très haut responsable de l’équipe de transition présidentielle » qui a demandé à Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump inculpé vendredi, de contacter des officiels de gouvernements étrangers.
L’influent conseiller prendra la parole lors du Saban Forum, un « dialogue » annuel entre dirigeants américains et israéliens organisé à Washington par le think tank Brookings Institution.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit également s’y adresser dimanche matin par le biais d’un message vidéo.
Le président américain a promis durant sa campagne de déménager l’ambassade à Jérusalem, comme le stipule une loi du Congrès adoptée en 1995 mais dont l’application est bloquée tous les six mois, depuis deux décennies, par les présidents américains successifs grâce à une clause dérogatoire.
La prochaine échéance intervient lundi, selon le département d’Etat, qui a réaffirmé vendredi à l’AFP qu’aucune décision n’avait encore été prise.
Mercredi, la Maison Blanche avait jugé « prématurées » des informations selon lesquelles Washington s’apprêterait à annoncer le transfert à Jérusalem, une décision susceptible de provoquer la colère des Palestiniens et du monde arabe.
En juin, Donald Trump avait choisi une première fois de suivre l’exemple de ses prédécesseurs. « Je veux donner sa chance » au processus de paix « avant de penser à déménager l’ambassade à Jérusalem », a-t-il justifié récemment.
Mais son vice-président Mike Pence, qui ira à Jérusalem mi-décembre, a réaffirmé cette semaine que le transfert était « sérieusement » envisagé.
La communauté internationale n’a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, ni l’annexion de sa partie orientale conquise en 1967, si bien que les ambassades étrangères sont installées à Tel-Aviv. Les Palestiniens estiment pour leur part que Jérusalem-Est doit être la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.
Au-delà de cette épineuse question, Jared Kushner a reçu de son beau-père l’immense tâche de relancer un processus de paix au point mort entre Israéliens et Palestiniens. Donald Trump ambitionne de réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué.