Écoutez donc ceci, chefs de la famille de Jacob, Et princes de la maison d’Israël ! N’est-ce pas à vous de connaître le droit ? Vous qui avez en horreur la justice et qui tordez tout ce qui est droit. Vous qui construisez Sion avec le sang et Jérusalem avec le crime.
Ses chefs jugent pour des cadeaux, ses prêtres enseignent pour un salaire, ses prophètes prédisent l’avenir pour de l’argent, et ils osent s’appuyer sur l’Éternel en disant : « L’Éternel n’est-il pas au milieu de nous ? Le malheur ne nous atteindra pas. »
Micah 3:9–12.
Les Babyloniens avaient détruit le Premier Temple, les Romains avaient détruit le Second. Toutefois, ces catastrophes avaient été rendues possibles par la décadence morale des chefs du peuple juif, par la corruption qui les gangrénait – ainsi que par des luttes intestines vicieuses, affaiblissantes.
L’exil des Juifs hors de la Terre Sainte avait été d’une brièveté relative au lendemain de la première de ces calamités. Il n’en avait pas été de même lors de la seconde. Il avait fallu 2 000 ans, ainsi que l’horreur de la Shoah dont l’atrocité n’avait été établie que de manière tardive, pour que les Juifs se voient accorder leur droit au retour et pour qu’ils réaffirment leur souveraineté sur leur ancienne patrie.
Nous pensions avoir tiré des leçons. Nous pensions avoir compris ce que la corruption de nos chefs et le mépris interne finissent par infliger à notre pays et à notre peuple. Toutefois, il devient chaque jour plus évident que cela n’a pas été le cas.
Voilà moins de trois ans, le Hamas avait pris d’assaut le sud d’Israël. Les hommes armés avaient massacré 1 200 personnes et ils avaient enlevé 251 autres personnes dans ce qui avait constitué la pire catastrophe survenue au cours notre brève histoire moderne. Les terroristes au pouvoir à Gaza avaient été enhardis par les divisions qui étaient alors grandissantes au sein de la société israélienne – des divisions qui avaient été provoquées par un gouvernement dont la priorité, après son arrivée au pouvoir, à la fin de l’année 2022, avait été de détruire l’État de droit, de détruire l’équité. Et voilà qu’aujourd’hui, ce même gouvernement, qui n’a tiré aucune leçon de l’Histoire biblique et moderne, accélère son processus de destruction de tout ce qui serait susceptible de freiner sa toute-puissance, légiférant en faveur de politiques profondément inéquitables, attisant l’hostilité à l’encontre de tous ceux qui s’opposent à son programme tyrannique.
Les pères fondateurs de l’Israël moderne, qui étaient parvenus à façonner un foyer juif au beau milieu d’une guerre qui les opposait à des voisins arabes déterminés à détruire le nouvel État, s’étaient contentés – ce qui est pardonnable – de rédiger une Déclaration d’indépendance fondée sur des principes, une Déclaration qui était destinée à favoriser l’émergence d’un État démocratique à majorité juive. Mais ils avaient négligé d’inscrire ses préceptes fondamentaux dans une constitution.
Une omission qui – et ça, c’est impardonnable – n’a jamais été corrigée.
Jusqu’à l’arrivée de cette coalition au pouvoir, il y a quatre ans, nos deux branches du gouvernement – l’exécutif et le système judiciaire – coexistaient dans une harmonie relative. Nos dirigeants politiques, nos élus adoptaient des lois. Ils géraient les affaires courantes d’Israël, ils supervisaient notre diplomatie et notre défense militaire. Nos juges, qui étaient choisis conformément à un processus largement consensuel qui impliquait des responsables politiques issus à la fois de la coalition et de l’opposition, interprétaient ces lois. Ils réglaient les litiges, qu’ils soient mineurs ou d’envergure nationale, et ils veillaient à ce que la coalition n’abuse pas de ses pouvoirs.
En l’absence d’une constitution – et parce que notre troisième pouvoir, le législatif, est directement placé sous le contrôle de la coalition – le pouvoir judiciaire était et il reste la seule contrainte qui pèse sur un gouvernement et sur un Premier ministre potentiellement dictatoriaux. Il est le seul défenseur des droits publics et privés face à l’autocratie.
De retour à la barre du pays après 18 mois passés sur les bancs de l’opposition, à la fin de l’année 2022, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son ministre de la Justice Yariv Levin s’étaient ouvertement attelés à soumettre à leur volonté le pouvoir judiciaire — cherchant à prendre le contrôle du processus de nomination des juges de la Cour suprême et des autres magistrats, à restreindre radicalement leur capacité à défendre les citoyens face aux abus du gouvernement, et à garantir que toute intervention judiciaire dans le cadre du dispositif législatif et dans la prise de décision gouvernementale puisse être rapidement neutralisée.
Des centaines de milliers d’Israéliens s’étaient soulevés pour protester, mais cela n’avait nullement découragé la coalition. Le ministre de la Défense avait mis en garde, affirmant avec effroi que la fracture s’élargissait au sein de l’armée, au point que les luttes intestines en étaient venues à devenir une menace tangible pour la sécurité nationale. Yoav Gallant avait été limogé avant d’être réintégré dans le sillage de manifestations populaires encore plus intenses. Son avertissement était néanmoins resté lettre morte. Netanyahu et ses alliés pyromanes n’avaient pas cédé.
Gallant avait eu raison. Le Hamas avait passé de longues années à planifier une invasion massive et coordonnée du territoire. Les responsables du secteur de la Défense avaient ignoré les innombrables signes avant-coureurs de l’assaut. Comme cela avait également été le cas de Netanyahu, resté Premier ministre presque sans interruption depuis 2009, qui avait, au contraire, choisi de mener une politique dont l’objectif était d’acheter la tranquillité à Gaza en autorisant un afflux de fonds qataris au sein de l’enclave.
Face à des hauts-responsables aveugles et complaisants, alors que la société était déchirée par ses luttes intestines, Yahya Sinwar avait donné le signal – et des milliers de terroristes placés sous l’autorité du Hamas avaient franchi la barrière frontalière poreuse pour se livrer à leur carnage meurtrier.
Depuis, loin de prendre l’initiative de faire son mea culpa ou de présenter sa démission, Netanyahu a passé mille jours à s’opposer à l’établissement de la commission d’enquête nationale nécessaire pour faire toute la lumière sur ce qui avait si terriblement dérapé, ouvrant la porte au 7-Octobre – rejetant la responsabilité des événements sur l’opposition, les juges ou l’armée ; sur n’importe qui à l’exception, bien sûr, de lui-même et des membres de la coalition. De même, il n’a cessé de revendiquer la victoire — d’abord face au Hamas, puis face au Hezbollah, et plus récemment face à l’Iran. En réalité, si tous ces ennemis ont effectivement subi un revers dans leur mission de destruction d’Israël, aucun d’entre eux n’a été vaincu, et tous sont actuellement en train de se reconstruire.
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Je crois qu’un système judiciaire fort et indépendant permet l’existence de toutes les autres institutions dans une démocratie… Montrez-moi une seule dictature, une seule société non-démocratique où il y a un système judiciaire fort et indépendant. Cela n’existe pas. Dans les pays qui sont dépourvus d’un système judiciaire fort et indépendant, les droits ne peuvent pas être protégés. En réalité, la différence entre les pays où les droits n’existent qu’en théorie et les pays où ils sont réellement respectés, c’est très précisément l’existence d’un système judiciaire fort et indépendant. C’est la raison pour laquelle je fais – et c’est la raison pour laquelle je continuerai de faire, tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger le système judiciaire [afin qu’il reste] fort et indépendant…
Au cours des derniers mois seulement, j’ai rejeté toutes les lois qui menaçaient de porter atteinte à l’indépendance du système — qu’il s’agisse de la tentative d’organiser des auditions des juges à la Knesset, de la limitation des recours devant la Cour ou de la modification de la composition de la commission qui est chargée de la sélection des juges. Je continuerai à agir de la sorte. Chaque fois qu’un projet de loi susceptible de porter atteinte à l’indépendance des tribunaux israéliens arrivera sur mon bureau, nous le retirerons de la table.
— Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, dans un discours prononcé lors d’une cérémonie de passation de pouvoir des présidents de la Cour suprême, qui s’est tenue à la résidence présidentielle à Jérusalem, le 28 février 2012 (lien en hébreu).
Complaisants, hypocrites, vantards – et obstinément aveugles face aux dangers extérieurs qui resurgissent, une fois encore ! – Netanyahu, Levin et le reste de la classe politique profitent désormais, de manière tout à fait incroyable, des derniers jours avant la dissolution de la Knesset qui précédera les élections du mois d’octobre pour relancer les initiatives qui leur permettraient de placer tous les pouvoirs entre leurs mains incompétentes.
Dimanche dernier, le gouvernement a annoncé – dans une déclaration sans précédent – qu’il ne se plierait pas à un jugement rendu par la Cour suprême concernant les chaînes commerciales de télévision. Cette question particulière, si elle est loin d’être marginale, n’est pas toutefois le véritable enjeu. Pour la première fois, le gouvernement a clairement indiqué, toute honte bue, qu’il choisira de se conformer ou non aux décisions contraignantes de la Cour suprême d’Israël. Si les décisions des magistrats lui conviennent, alors tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais dans le cas contraire — si le peuple renverse cette coalition lors des élections du mois d’octobre, par exemple, et que la Cour confirme les résultats électoraux — Netanyahu et ses acolytes auront alors créé un précédent déclaré qui leur permettra de faire fi de la Cour et, par extension, de passer outre des résultats électoraux considérés comme déplaisants.
Mercredi, Levin a poussé le mépris de la démocratie encore un peu plus loin, en exigeant que le gouvernement ignore une décision de la Cour suprême – elle a ordonné la tenue d’un nouveau scrutin pour désigner le nouveau contrôleur de l’État — après un vote à la Knesset au cours duquel Netanyahu est parvenu à installer son avocat personnel à ce poste de premier plan au sein d’une instance de contrôle indépendant, les membres de la coalition ayant été illégalement contraints de se filmer en train de voter docilement pour le poulain du Premier ministre lors d’une élection qui, selon la loi, aurait dû avoir lieu à bulletin secret.
L’ordre du jour législatif qui est porté cette semaine prévoit par ailleurs de dépouiller le procureur général — le conseiller juridique en titre du gouvernement et le chef du ministère public — d’une grande partie de ses pouvoirs : ce rôle devait, du reste, être complètement vidé de sa substance dans une législation ultérieure que la coalition n’aura néanmoins plus le temps d’adopter avant la dissolution de la Knesset. Le gouvernement avait déjà tenté – en vain – de révoquer la procureure générale en exercice, Gali Baharav-Miara. En parlant d’elle, certains ministres évoquent d’ailleurs « la procureure générale destituée », exigeant d’ores et déjà que les décisions juridiquement contraignantes qu’elle est amenée à émettre soient (pour l’instant) ignorées.
Le gouvernement a également obtenu l’adoption en première lecture (il y en a trois) à la Knesset d’un projet de loi qui vise à mettre en place un panel qui sera chargé d’examiner la catastrophe du 7-Octobre, panel qui sera nommé et mandaté par la coalition, par opposition à l’établissement d’une commission d’État indépendante, en grande partie parce que Netanyahu sait pertinemment que toute enquête sérieuse et impartiale recommanderait son départ urgent de la vie publique.
Il fait également actuellement avancer une loi de refonte des médias qui accorderait au gouvernement un pouvoir de contrôle sur des journaux et autres chaînes d’information qui étaient jusqu’alors indépendants, un texte qui renforcerait également la portée des médias pro-Netanyahu. Une version précédente de cette législation cherchait aussi à octroyer au Premier ministre, en concertation avec le nouveau chef du Shin Bet – l’homme qu’il a lui-même choisi, David Zini – le droit de fermer des médias pendant les campagnes électorales.
Et il poursuit, sur plusieurs fronts, son obsession la plus inéquitable, un projet au caractère carrément insoutenable : inscrire dans la loi la vaste exemption de service militaire dont bénéficie la communauté ultra-orthodoxe, celle qui connaît la plus forte croissance au sein de la mosaïque démographique israélienne, qui représente aujourd’hui 14 % de la population et qui devrait représenter près de 25 % des citoyens à l’horizon 2050. A l’ordre du jour, cette semaine, figurent ainsi non seulement l’examen du projet de loi qui vise à pérenniser cette exemption, mais aussi celui d’une législation destinée à compliquer la tâche de la Cour suprême si elle en venait à invalider un tel texte. Au menu également, un projet de loi qui interdirait l’arrestation des membres de la communauté ultra-orthodoxe qui n’ont pas donné suite à une convocation au service, ainsi qu’une législation qui accordera de nouveaux avantages financiers à cette catégorie de la population, au détriment de ceux qui effectuent le service militaire obligatoire et qui portent sur leurs épaules le poids du devoir de réserve.
Avec un pouvoir judiciaire placé sous le contrôle de la coalition et dans l’incapacité de protéger les droits fondamentaux, les dirigeants politiques ultra-orthodoxes pourraient, en théorie, voir un jour leur électorat pris pour cible par un gouvernement dictatorial, sans aucun recours possible. Mais ils préfèrent parier sur le fait que grâce à son taux de natalité extrêmement élevé, la communauté, en plein essor, continuera à définir l’agenda gouvernemental et qu’elle n’en sera jamais la victime.
Tout aussi déterminés à renforcer leur emprise sur le destin d’Israël, les partis d’extrême droite dirigés par les ministres Itamar Ben Gvir (le criminel qui est aujourd’hui à la tête de notre police et de notre service des prisons) et Bezalel Smotrich (notre ministre des Finances qui occupe également un poste subalterne, quoique déterminant, au sein du ministère de la Défense). Tous les deux sont des suprémacistes juifs – et Smotrich est aussi un fervent défenseur d’un Israël régi selon les lois de la Torah, le défenseur d’un Israël qui deviendrait une théocratie juive.
C’est un Israël théocratique qui se profile à l’horizon – mais le caractère intenable de cet État que la coalition s’efforce actuellement d’ancrer dans la loi est une véritable source d’inquiétude. Déjà aujourd’hui.
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Nous sommes les enfants de survivants de la Shoah ; comment des Juifs peuvent-ils s’en prendre les uns aux autres ?… Regardez cette dévastation, c’est un pogrom. Qu’est-ce que c’est, la Nuit de cristal ?
— Meira Sohlberg, épouse du juge de la Cour suprême Noam Sohlberg, après qu’une foule ultra-orthodoxe a attaqué leur domicile, le 3 juin 2026 alors qu’ils se trouvaient à l’intérieur, vandalisant l’entrée et brisant les vitres.
Sur le plan intérieur, le fléau de l’exemption de service militaire des ultra-orthodoxes fait peser un fardeau incroyablement lourd sur l’armée depuis le 7 octobre 2023, le chef d’état-major Eyal Zamir ayant averti ses supérieurs politiques, sans être entendu, que Tsahal risquait l’effondrement. Les hauts-responsables militaires ont souligné à maintes reprises qu’ils avaient un besoin urgent de 12 000 soldats de combat qui seraient prêts à assumer des rôles essentiels dans la défense immédiate d’Israël. Et ce alors que, selon les estimations, 80 000 jeunes hommes ultra-orthodoxes éligibles au service se soustraient à l’appel sous les drapeaux.
Le manque d’effectifs au sein de l’armée de carrière a, à son tour, entraîné des pressions sans précédent sur les réservistes – des personnes âgées de 20, 30, 40 ans, voire plus, qui ont servi des centaines et des centaines de jours sur les différents fronts depuis le pogrom commis par le Hamas.
Les tensions et le ressentiment sont exacerbés par la réaffectation continue de fonds publics à la communauté haredi non-astreinte au service militaire, dont les membres extrémistes bloquent régulièrement les routes du pays — empêchant ainsi les Israéliens qui travaillent de vaquer à leurs occupations quotidiennes — au cours de manifestations où ils déclarent préférer la mort à la défense du pays.
En d’autres termes, les Israéliens non ultra-orthodoxes défendent physiquement et ils financent cette communauté en pleine expansion qui ne fait pas son service militaire, une communauté que leur gouvernement chouchoute et dorlote — dans le cadre d’une situation que la Cour suprême a déclarée illégale à plusieurs reprises.
Force est de constater que d’ores et déjà, la combinaison des tensions et de l’injustice a poussé certains Israéliens à s’expatrier, amenant de nombreux autres à envisager de faire de même — nous parlons donc ici d’Israéliens qui travaillent et qui effectuent leur service militaire, des citoyens dont l’absence affaiblirait considérablement le pays. Une enquête annuelle dont les résultats ont été diffusés cette semaine ont révélé que 73 % des travailleurs israéliens « envisagent de partir ailleurs » — ce qui représente une augmentation de 18 % par rapport aux résultats qui avaient été rendus publics l’année dernière.
La législation examinée cette semaine au Parlement ne pourra qu’accélérer cette tendance.
A Jérusalem, à l’époque du Premier Temple, comme le racontent le prophète Micah et d’autres, les élites au pouvoir étaient ivres de leur toute-puissance ; il n’y avait pas de justice ; les riches spoliaient systématiquement les pauvres, et de faux prophètes affirmaient que Jérusalem était invincible. Ceux qui s’exprimaient et qui mettaient en garde contre les éventuels dangers étaient persécutés et emprisonnés. Les Babyloniens étaient ensuite venus.
A Jérusalem, à l’époque du Second Temple, comme le raconte l’historien juif Flavius Josèphe dans « La Guerre des Juifs », les prêtres étaient corrompus et les forces militaires juives à Jérusalem se livraient une lutte de pouvoir acharnée – allant jusqu’à incendier les entrepôts de vivres, provoquant ainsi une famine généralisée. Puis les Romains étaient arrivés, et avec eux 2 000 ans d’exil qui n’ont pris fin qu’il y a à peine trois quarts de siècle.
Monsieur le Premier ministre Netanyahu, vous qui êtes le fils d’un historien, grand connaisseur de l’Histoire juive et mondiale, c’est à vous, plus qu’à n’importe qui d’autre en Israël, qu’il revient de tenir compte des avertissements qui nous ont été lancés par notre propre Histoire sur cette terre même — les avertissements issus des époques du Temple et de ces dernières années. Vous pouvez les considérer comme faux, vous pouvez dire qu’ils sont alarmistes et sans rapport avec votre situation – mais tenez-en compte malgré tout. Vous pouvez considérer cet appel lui-même comme une source de division, vous pouvez le considérer comme injustifié, mais gardez bien à l’esprit que de nombreux Israéliens honnêtes, patriotes et responsables partagent ce même sentiment. Éloignez-vous du bord du gouffre. Tout de suite.
Avant qu’il ne soit trop tard.
la Communauté du Times of Israël !
