« J’étais déchiré, mourant » : Rom Braslavski, agressé sexuellement et torturé par ses geôliers
'Le but principal était de m'humilier. Je me disais : 'J'ai survécu à une nouvelle journée en enfer. Demain, je me réveillerai dans un autre enfer'', raconte l'ex-otage retenu par le Jihad islamique palestinien
Dans des extraits d’une interview diffusée mercredi, l’ancien otage Rom Braslavski révèle que les terroristes du Jihad islamique palestinien qui le retenaient captif à Gaza l’ont agressé sexuellement et torturé à plusieurs reprises.
Relâché le mois dernier après plus de deux ans de captivité à Gaza, Braslavski avait été enlevé le 7 octobre 2023 alors qu’il travaillait comme agent de sécurité au festival Nova, près de Reïm. Ce festival avait été pris d’assaut par des terroristes, et avait été le théâtre de massacres brutaux ayant fait des centaines de morts.
Dans un extrait publié par le Daily Mail d’une interview accordée à la Treizième chaîne, qui doit être diffusée dans son intégralité jeudi soir, Braslavski raconte que ses geôliers l’ont déshabillé et ligoté avant de l’affamer.
« J’étais déchiré, mourant, sans nourriture. »
« J’ai prié Dieu : ‘S’il te plaît, sauve-moi, sors-moi de là.’ Et tu te dis juste : ‘C’est quoi ce bordel ?’ »
« C’était des violences sexuelles, dont le but principal était de m’humilier », poursuit-il.
« Le but était de détruire ma dignité. Et c’est exactement ce qu’ils ont fait. »
« J’ai du mal à parler de ce volet en particulier. Je n’aime pas en parler. C’est difficile, c’était la chose la plus horrible qui soit », ajoute Braslavski.
« C’est quelque chose que même les nazis n’ont pas fait. À l’époque d’Hitler, ils n’auraient jamais fait une chose pareille. »
Il est le premier ex-otage masculin à déclarer avoir été victime d’agressions sexuelles pendant sa captivité, alors que plusieurs femmes libérées avaient déjà raconté avoir subi de telles agressions.
« Tu pries juste pour que ça s’arrête », confie Braslavski.
« Et pendant que j’étais là-bas, chaque jour, à chaque coup, je me disais : ‘J’ai survécu à une nouvelle journée en enfer. Demain matin, je me réveillerai dans un autre enfer. Et encore un autre. Et encore un autre.’ Ça ne s’arrête jamais. »
« Je suis revenu après avoir rencontré le diable », dit-il.
Braslavski a été relâché le mois dernier avec les dix-neuf autres otages encore en vie dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu conclu avec le Hamas. Depuis lors, le groupe terroriste palestinien a remis les corps de vingt-et-un des vingt-huit otages morts qui étaient encore détenus dans la bande de Gaza au moment du cessez-le-feu.
Quelques jours après sa libération de Gaza, sa mère a raconté qu’il avait été fouetté et tabassé « avec des objets que je ne mentionnerai même pas », et que ses geôliers avaient également fait pression sur lui pour qu’il se convertisse à l’islam, lui promettant davantage de nourriture et de meilleures conditions s’il acceptait, mais qu’il avait résisté. Ils lui ont également dit, à tort, que les Israéliens étaient trop faibles ou trop indifférents pour protester en sa faveur, tout en exagérant le nombre de victimes de l’armée israélienne et les dégâts infligés à Israël.
Israël reproche aux organisations féminines internationales de ne pas condamner les violences sexuelles commises par le Hamas et d’autres groupes terroristes à Gaza, alors même qu’un rapport des Nations unies datant de 2024 fait état de preuves « claires et convaincantes » attestant que des Israéliennes ont été violées et agressées sexuellement le 7 octobre et pendant leur captivité.