Kisch presse de licencier un enseignant d’Herzliya qui a insulté la mère d’un otage tué

Le ministre de l'Éducation fustige les propos de Yotam Gutman, qui avait qualifié Iris Haïm, la mère de Yotam, l'un des 3 otages accidentellement tués par Tsahal le 15 décembre, de 'partisane dégoûtante de Bibi'

Des Israéliens allumant les torches lors de la cérémonie pré-enregistrée qui a lieu la veille de Yom HaAtzmaout, le 13 mai 2024. Au centre, Iris Haïm, dont le fils Yotam, pris en otage par le Hamas le 7 octobre, a été accidentellement tué par l'armée, le 15 décembre dernier aux côtés d'Alon Shamriz et de Samar Talalka, après qu'ils ont échappé à leurs ravisseurs. (Crédit : Capture d'écran GPO)

Yotam Gutman, un enseignant d’Herzliya, fera l’objet d’une audience disciplinaire pour ses remarques sur le réseau social X au sujet d’Iris Haïm, la mère de Yotam Haïm, l’un des trois otages israéliens à Gaza qui ont été tués accidentellement par l’armée israélienne le 15 décembre, a annoncé dimanche le ministre de l’Éducation Yoav Kisch.

Kisch s’est déclaré « choqué » par les « propos ridicules » de Gutman et a souligné qu’Iris Haïm prônait « la force et l’unité », ce que « les enseignants et les éducateurs devraient transmettre à la jeune génération ».

« Chacun a droit à ses opinions […] mais un enseignant a le devoir et la responsabilité » de faire la distinction entre ses opinions personnelles et ses responsabilités éducatives, a poursuivi Kisch, qui a demandé à la municipalité d’Herzliya de convoquer une audition de Gutman afin de procéder à un « examen professionnel » de son maintien en tant qu’éducateur.

Gutman a écrit samedi soir sur X : « Pouvons-nous déjà dire qu’elle est intolérable ? Une dégoûtante partisane de Bibi qui est sous les feux de la rampe depuis que son fils a été abattu v Pourquoi devons-nous la supporter dans les studios [de télévision] ? »

Après une mini tempête médiatique, Gutman, qui est très actif sur X, s’est excusé dimanche matin, en écrivant : « Je m’excuse pour le tweet d’hier. J’ai eu tort de blesser sa dignité et je lui demande pardon. »

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