La compagnie aérienne Swiss écarte des équipages binationaux de ses vols vers Israël

La société a confirmé que des membres de son personnel navigant ne pouvaient plus être affectés aux vols vers Tel Aviv en raison de leur nationalité

Un Boeing 777 de Swissair. (Crédit : Capture d'écran site Swissair)

La compagnie aérienne Swiss a confirmé, jeudi 15 octobre, que certains de ses pilotes et membres d’équipage de cabine n’étaient plus autorisés à se rendre en Israël en raison de leur nationalité, a rapporté la Radio télévision suisse (RTS).

Les nouvelles directives des autorités israéliennes concernent les ressortissants d’une trentaine de pays. Les restrictions s’appliquent également aux personnes possédant une double nationalité : un employé titulaire d’un passeport suisse mais également ressortissant de l’un des pays concernés ne peut donc plus être affecté à un vol vers Tel Aviv.

« Les autorités israéliennes ont informé Swiss que les membres d’équipage de certaines nationalités ne sont plus autorisés sur des vols à destination d’Israël », a expliqué Silvia Exer-Kuhn, porte-parole de la compagnie, citée par la RTS.

Swiss n’a pas précisé le nombre de salariés concernés ni les nationalités visées. La compagnie assure toutefois qu’il s’agit d’une « très petite partie » de ses effectifs, qui comptent plus de 1 400 pilotes et 4 700 membres d’équipage de cabine.

Les collaborateurs concernés seront affectés à d’autres destinations. Swiss assure actuellement deux liaisons quotidiennes vers Tel Aviv.

L’ambassade d’Israël à Berne a refusé de commenter la mesure et les protocoles de sécurité utilisés.

Ces directives font suite à la tentative d’attentat survenue fin septembre à bord d’un vol Flydubai, quand un copilote de nationalité omanaise a agressé le commandant de bord et tenté de faire s’écraser l’avion à l’aéroport de Tel Aviv.

La mesure de Swiss est similaire à celle appliquée par Air France, dont les équipages originaires de la trentaine de pays concernés ont été écartés des vols vers Israël à la demande des autorités israéliennes. La consigne concerne également les salariés binationaux, notamment franco-algériens et franco-tunisiens. Elle a suscité une polémique en France, plusieurs responsables politiques dénonçant des restrictions fondées sur la nationalité. Air France a déclaré être tenue de respecter les règles d’admission imposées par les pays qu’elle dessert.

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