La famille du dernier otage thaïlandais à Gaza prie pour recevoir « ce qui reste de lui »
C'est son frère, Thepporn, qui avait poussé Sudthisak, qui avait alors 35 ans et venait de divorcer, à aller travailler en Israël, huit ans plus tôt
Les membres de la famille de Sudthisak Rinthalak, l’un des deux otages dont les corps sans vie sont toujours aux mains de groupes terroristes à Gaza, ont dit attendre leur proche, dans l’espoir de pouvoir bientôt l’enterrer.
Sur la Radio de l’armée, assisté par un interprète, le père de Rinthalak, Thong Ma, a déclaré en thaïlandais être triste de ne pas avoir reçu le corps de son fils.
« Je me sens toujours inquiet pour lui, je prie pour lui », a confié Thong Ma.
Orn, la mère de Rinthalak, est sourde.
Son frère, Thepporn, a indiqué à la Radio de l’armée avoir poussé son frère à aller travailler en Israël, huit ans plus tôt. Rinthalak avait 35 ans et venait tout juste de divorcer.
« Je me sens coupable, mais je souhaitais qu’il y aille », a ajouté Thepporn.
Rinthalak avait rejoint le kibboutz Beeri pour y travailler trois mois avant d’être assassiné. Il avait auparavant passé des années dans le nord d’Israël. Il a été tué et son corps a été enlevé lors de l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023.
Sa famille avait parlé à Rinthalak pour la dernière fois le 5 octobre, a raconté son père. Après le massacre commis par le Hamas, la famille a reçu une vidéo montrant Rinthalak et cinq autres personnes en train d’être enlevées.
« Mon cœur s’est déchiré quand j’ai vu ces images », a avoué son père.
Cinq mois plus tard, la famille a appris que, selon les renseignements, Rinthalak avait été tué le 7-Octobre et que son corps avait été emmené. Lorsque le corps de son fils lui sera rendu, a affirmé son père, il sera enterré avec les honneurs.
« Je veux qu’ils nous envoient ce qui reste de lui », a supplié Thepporn. « Je sais qu’il ne peut plus être avec nous. Il n’est plus en vie. »