La famille du dernier otage thaïlandais à Gaza prie pour recevoir « ce qui reste de lui »

C'est son frère, Thepporn, qui avait poussé Sudthisak, qui avait alors 35 ans et venait de divorcer, à aller travailler en Israël, huit ans plus tôt

Un homme tenant une photo de Sudthisak Rinthalak lors d'un rassemblement appelant à la libération des deux derniers otages dont les corps sont retenus à Gaza, près de Sderot, le 29 novembre 2025. (Crédit : Tsafrir Abayov/Flash90)

Les membres de la famille de Sudthisak Rinthalak, l’un des deux otages dont les corps sans vie sont toujours aux mains de groupes terroristes à Gaza, ont dit attendre leur proche, dans l’espoir de pouvoir bientôt l’enterrer.

Sur la Radio de l’armée, assisté par un interprète, le père de Rinthalak, Thong Ma, a déclaré en thaïlandais être triste de ne pas avoir reçu le corps de son fils.

« Je me sens toujours inquiet pour lui, je prie pour lui », a confié Thong Ma.

Orn, la mère de Rinthalak, est sourde.

Son frère, Thepporn, a indiqué à la Radio de l’armée avoir poussé son frère à aller travailler en Israël, huit ans plus tôt. Rinthalak avait 35 ans et venait tout juste de divorcer.

« Je me sens coupable, mais je souhaitais qu’il y aille », a ajouté Thepporn.

Rinthalak avait rejoint le kibboutz Beeri pour y travailler trois mois avant d’être assassiné. Il avait auparavant passé des années dans le nord d’Israël. Il a été tué et son corps a été enlevé lors de l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023.

Sa famille avait parlé à Rinthalak pour la dernière fois le 5 octobre, a raconté son père. Après le massacre commis par le Hamas, la famille a reçu une vidéo montrant Rinthalak et cinq autres personnes en train d’être enlevées.

« Mon cœur s’est déchiré quand j’ai vu ces images », a avoué son père.

Cinq mois plus tard, la famille a appris que, selon les renseignements, Rinthalak avait été tué le 7-Octobre et que son corps avait été emmené. Lorsque le corps de son fils lui sera rendu, a affirmé son père, il sera enterré avec les honneurs.

« Je veux qu’ils nous envoient ce qui reste de lui », a supplié Thepporn. « Je sais qu’il ne peut plus être avec nous. Il n’est plus en vie. »

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