Sudthisak Rinthalak, 43 ans : cet agriculteur thaïlandais était le « pilier de la famille »
Il a été assassiné par des terroristes du Hamas au kibboutz Beeri le 7 octobre et son corps sans vie a été emporté à Gaza
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Sudthisak Rinthalak, âgé de 43 ans, était un ouvrier agricole originaire du district de Rattanawapi, dans la province de Nong Khai, au nord-est de la Thaïlande. Il a été assassiné au kibboutz Beeri, le 7 octobre. Son corps sans vie a ensuite été emmené à Gaza.
Sudthisak travaillait au kibboutz quand le Hamas avait lancé son assaut sanglant, en cette matinée de Shabbat. Sa famille n’avait plus eu de nouvelles de lui après l’attaque et elle avait finalement été informée qu’il avait, semble-t-il, été emmené en captivité dans la bande.
Puis, au mois de mai 2024, les autorités israéliennes avaient annoncé à sa famille qu’il avait été tué lors du pogrom, en même temps que son compatriote thaïlandais Sonthaya Oakkharasr, et que les deux dépouilles avaient été ramenées à Gaza par les hommes armés.
Sudthisak laisse derrière lui ses parents, Thong Ma et Orn, et son frère aîné, Thepporn. Il était divorcé et n’avait pas d’enfants.
Sa famille a précisé qu’il travaillait dans le secteur agricole en Israël depuis août 2017.
Son père, Thong Ma, a déclaré à la BBC que son fils avait travaillé comme cueilleur de fruits à la frontière nord pendant plusieurs années avant d’être envoyé à Beeri, aux abords de la frontière avec Gaza, trois mois avant d’être tué.
Thong Ma a précisé que Sudthisak gagnait beaucoup plus d’argent en Israël qu’il n’en gagnait lorsqu’il travaillait dans une usine de coton en Thaïlande, et qu’il envoyait régulièrement des fonds à ses parents pour les aider.
Sudthisak est dorénavant le « pilier manquant de la famille », a-t-il dit. « Avec la perte du principal soutien financier de la famille, j’avoue que je suis en difficulté actuellement. J’ai à peine de quoi payer la facture d’électricité ».
Son père a confié à un média local que « tous les ouvriers se battent pour une vie meilleure et ils fuient la pauvreté pour aller travailler à l’étranger. Nous ne voulons pas que d’autres familles vivent la même tragédie que la nôtre. À partir de maintenant, notre fils aîné sera le seul à prendre soin de nous ».
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