La lutte pour l’accès au ruisseau de Nir David réveille des tensions ethniques
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Le ruisseau Amal, ou "Hassi", traverse le kibboutz Nir David dans le nord d'Israël, le 9 août 2020. (Menachem Lederman/Flash90)
Le ruisseau Amal, ou "Hassi", traverse le kibboutz Nir David dans le nord d'Israël, le 9 août 2020. (Menachem Lederman/Flash90)

La lutte pour l’accès au ruisseau de Nir David réveille des tensions ethniques

Les députés et les maires appellent au calme ; une lutte que beaucoup perçoivent comme une tentative de corriger les injustices historiques liées à la répartition des terres

La bataille des habitants de la ville de Beit Shean, au nord du pays, pour accéder à une section de ruisseau qui traverse un kibboutz historique a tourné à la violence et met à nu des tensions ethniques et socio-économiques que de nombreux Israéliens préféreraient croire disparues.

Les résidents, soutenus par un nombre croissant de militants pour la justice sociale de tout le pays, affirment que le ruisseau est une propriété publique, ce qu’il est bel et bien selon la loi.

Mais les habitants du kibboutz Nir David – dont les ancêtres ont souffert des conditions hostiles de forte chaleur, d’humidité et de malaria pour drainer les marécages, canaliser l’eau dans un canal, construire des maisons et aménager la région en ce qui ressemble aujourd’hui à un jardin d’Eden – disent que leur mode de vie clos et tranquille doit également être pris en compte. Ils insistent sur le fait qu’ils ont besoin du cours d’eau pour financer le kibboutz grâce au tourisme et qu’ils ne sont pas équipés pour transformer leur village de plusieurs centaines d’âmes en un parc national public inondé de milliers de gens.

Le ruisseau qui traversait autrefois Beit Shean a été détourné à des fins agricoles et autres dans les années 1980 et s’est asséché. Le kibboutz a élaboré un plan de compromis pour 2015 visant à réserver une section du cours d’eau à l’usage public, mais ce plan est toujours bloqué dans le système de planification.

Jeudi, après une discussion houleuse, la présidente d’une commission de la Knesset a ordonné à toutes les parties de rencontrer des médiateurs afin de trouver une solution et d’éviter que la lutte ne dégénère en actes de violence.

Un pays de sources et de ruisseaux

Emek HaMaayanot, ou la vallée des sources, est une région très fréquentée en été. Malgré les températures élevées – la vallée fait partie du rift syro-africain – la pléthore de sources et de ruisseaux, alimentés par les pluies du mont Gilboa, permet un répit bienvenu.

Il existe deux parcs nationaux avec entrée payante – Maayan Harod et Gan Hashlosha. Ce dernier est plus connu sous son nom arabe, le Sakhné.

Jusqu’à il y a une dizaine d’années, les habitants et autres connaisseurs se réunissaient auprès de trois autres sources – Ein Shokek, Nahal Kibbutzim et Ein Moda.

C’était jusqu’au début des années 2000, lorsque la zone des trois sources a été modernisée. La campagne publicitaire a amené des dizaines de milliers de visiteurs de tout Israël et avec eux, des montagnes d’ordures et des dégâts environnementaux considérables. En conséquence, les autorités ont décidé de fermer le parc aux véhicules.

Au lieu de cela, et au grand dam des habitants, ceux qui ne pouvaient ou ne voulaient pas parcourir à pied la distance considérable qui sépare l’entrée des sources se sont vus proposer des alternatives payantes telles que des bicyclettes, qui coûtent actuellement 50 shekels (12 euros) pour trois heures, ou des voiturettes de golf, qui coûtent 210 shekels ou 300 shekels (52 à 75 euros) pour deux heures, selon leur taille. La franchise pour ce transport a été remportée par le kibboutz Nir David.

Un groupe d’habitants a demandé à la Haute Cour d’annuler la règle d’interdiction de circuler, mais a obtenu un compromis plutôt qu’une solution, qui a consisté à déplacer le parking un peu plus près des sources.

C’est à ce moment que l’attention s’est tournée vers le ruisseau Hassi, qui part d’une source au Sakhné et traverse ensuite le kibboutz Nir David. (Hassi est une hébraïsation du nom arabe du ruisseau, al-Atsi. Son nom hébreu officiel est le ruisseau Amal).

Les habitants de la région ont commencé à affluer dans le kibboutz pour profiter de l’eau verte turquoise du ruisseau et se détendre sur les pelouses soignées qui recouvrent les berges. Mais à Nir David, certaines maisons touchent presque le ruisseau. Pour les kibboutzniks, cela ressemblait à une invasion.

En 2010, sentant que leur mode de vie était compromis, le kibboutz a bloqué l’entrée avec une grille en fer.

Une carte montrant deux des parcs nationaux près du kibboutz Nir David. La ville de Beit Shean apparaît dans le coin inférieur droit. Google maps)

En 2015, les militants se sont tournés vers le tribunal de Beit Shean pour forcer l’accès. Cela a donné lieu à un compromis en vertu duquel le kibboutz a accepté de prévoir une section du ruisseau, à une certaine distance des maisons, qui sera réservée au reste de la population. Le kibboutz a soumis les plans d’urbanisme créés à cet effet, mais ils ont fait l’objet d’un va-et-vient bureaucratique incessant, et sont actuellement bloqués par le Comité de planification du district nord.

La frustration grandissant, les militants ont lancé une page Facebook « Libérer le Hassi » en septembre. Elle enregistre aujourd’hui 18 500 abonnés.

Cet été, des Israéliens de tout le pays se sont joints aux groupes locaux qui ont manifesté devant l’entrée de Nir David pour réclamer la justice sociale.

Le kibboutz a engagé une société de sécurité privée et les affrontements entre les deux parties ont tourné à la violence. La responsable du tourisme de Nir David, Cheli Jacobs, a même été la cible de coups. Plusieurs manifestants malmenés par des agents de sécurité auraient été envoyés à l’hôpital.

Scènes de violence à l’extérieur du kibboutz Nir David, le 14 août. (Capture d’écran de Channel 13)

Le ruisseau, symptôme d’une blessure plus profonde

Certains des messages de la page Facebook de la campagne sont peu flatteurs. L’un d’eux contient une photographie d’une rue peu salubre de Beit Shean et suggère aux manifestants de nettoyer leur propre jardin avant d’aspirer avec envie à s’emparer d’un coin de beauté qui est le fruit du travail d’autres personnes.

Certains font preuve de quelque sympathie pour les kibboutzniks, qui ont choisi de mener leur propre mode de vie tranquille au sein de ce qui est foncièrement une communauté fermée.

Mais pour d’autres, le ruisseau est le symptôme d’une blessure bien plus profonde qui remonte aux premières années de l’État et à la façon dont les terres et les ressources étaient divisées. Les messages proviennent principalement de gens portant des noms de famille Mizrahi, notamment nord-africains. Mizrahi est un terme désignant les Juifs venus en Israël depuis des pays musulmans.

Oren Yiftachel, professeur de géographie politique et juridique, d’études urbaines et de planification urbaine à l’université Ben-Gurion du Néguev, mène depuis des années des recherches sur la répartition des terres et des ressources.

Le Hassi traverse le kibboutz Nir David. (Google maps)

Utilisant le terme d’“ethnocratie”, il décrit ce qu’il appelle la “division discriminatoire de l’espace” qui a eu lieu sous la bannière de la colonisation des terres – une division qui a porté préjudice aux Mizrahis et aux Arabes locaux dès les premières années, ainsi qu’à d’autres groupes, comme les immigrants de l’ex-Union soviétique et d’Éthiopie, arrivés plus tard.

Les bénéficiaires, affirme Yiftachel, étaient les Ashkénazes, des Juifs d’origine principalement européenne, qui sont arrivés les premiers dans le pays et l’ont contrôlé par le biais de diverses incarnations du Parti travailliste, jusqu’à ce que le Likud prenne le pouvoir en 1977 – en grande partie grâce aux électeurs Mizrahis mécontents.

Pr Oren Yiftachel. (Capture d’écran YouTube)

C’est la première vague d’immigrants, principalement des Ashkénazes, qui a créé les kibboutzim et les premiers moshavim avant et juste après l’Indépendance en 1948.

Leurs implantations ont été établies principalement le long des frontières internationales, ou sur d’anciens villages arabes.

Une ville de développement dans les premières années. (Capture d’écran sur YouTube)

La deuxième vague d’immigration, qui a duré jusque dans les années 1960, a amené des Juifs de pays musulmans (ainsi que de pays d’Europe de l’Est, comme la Roumanie). La plupart des nouveaux venus de pays comme le Maroc et la Tunisie étaient peu instruits, les Juifs les mieux placés de ces pays ayant choisi de partir pour la France plutôt que pour Israël. Les groupes les plus faibles ont été envoyés par camions depuis des camps de transit temporaires (généralement pendant la nuit), soit vers des moshavim (fermes agricoles), soit vers des logements sociaux dans 27 “villes de développement”, initialement stériles, dont l’emplacement était déterminé par une politique d’augmentation de la population juive dans les zones périphériques. La plupart de ces villes se trouvaient au sud ou au nord, loin du centre économique et culturel d’Israël. L’une d’entre elles était Beit Shean.

L’un des camions qui emmenaient les nouveaux immigrants dans les villes de développement. (Capture d’écran YouTube)

Les nouveaux arrivants qui avaient la possibilité de fuir les villes de développement le faisaient dès que possible.

Ceux qui sont restés gagnaient leur pain par le travail agricole ou horticole, ou du travail industriel de basse technologie, souvent dans des usines économiquement non viables dépendant de subventions constantes de l’État.

Les Ashkénazes ont reçu une plus grande proportion des terres, per capita

La planification était l’un des nombreux outils utilisés pour séparer les deux groupes.

Les zones rurales, y compris les kibboutzim et certains moshavim, étaient organisées en autorités régionales. Les villes de développement relevaient de conseils distincts.

Dans les premières années, le seul contact que les habitants d’une ville comme Beit Shean auraient eu avec les membres d’un kibboutz comme Nir David aurait été en tant qu’ouvriers. En raison de la façon dont les frontières étaient tracées, leurs enfants auraient fréquenté des écoles différentes.

Pour les Juifs Mizrahis, les kibboutzim, avec leurs vastes aménagements paysagers et pelouses (pour lesquels les kibboutzniks avaient travaillé dur) sont devenus le symbole de tout ce qui leur avait été refusé.

Le parc aquatique de Shefayim sur les terres du kibboutz Shefayim, dans le centre d’Israël. (Capture d’écran)

Ces dernières années, les autorités régionales ont bénéficié de sources de revenus supplémentaires dont ne disposent pas les villes de développement (pourtant accessibles aux moshavim) : l’autorisation de convertir des terres agricoles en ce qu’elles souhaitent, depuis des logements lucratifs et installations touristiques jusqu’à des centres commerciaux et stations-services situés en dehors de la ville.

Beit Shean a la chance de renfermer un site archéologique romain de renommée mondiale. Les autres villes de développement sont moins chanceuses.

Le kibboutz Nir David. (Shlomi Mishali, Pikiwiki Israël, Wikipedia, CC BY 2.5)

Le Club Platinum des kibboutzim

Nir David, qui comptait l’année dernière une population d’environ 730 habitants, fait partie du Club Platine des kibboutzim. Fondé en 1936 sous le nom de Tel Amal, il a été le premier des établissements du programme “Tour et muraille” et le premier kibboutz de la vallée de Beit Shean.

Un site recréant le mode de peuplement des tours et des palissades, à Emek Hamaayanot (Vallée des sources), le 8 octobre 2017. La “tour et la palissade” était une méthode de colonisation utilisée par les sionistes en Palestine mandataire pendant la révolte arabe de 1936-39. (Hadas Parush/Flash 90)

Contrairement aux premiers ouvriers de goudronnage des routes, les planteurs d’arbres du KKL-JNF et les ouvriers d’usine de Beit Shean, les fondateurs laïcs de gauche de Nir David, ont été reconnus par la direction du mouvement travailliste comme les véritables pionniers sionistes – des gens animés par la volonté de s’installer dans ce qui était alors la Palestine sous mandat britannique et d’aider à définir les frontières du futur État juif.

Pour les Mizrahis, les kibboutzim, avec leurs vastes aménagements paysagers et leurs pelouses (pour lesquels les kibboutzniks avaient certainement travaillé dur) sont devenus le symbole de tout ce qui leur avait été refusé.

Aujourd’hui, les choses sont différentes. De nombreux Juifs Mizrahis sont ministres, membres de la Knesset et hauts fonctionnaires. Et le Likud est au pouvoir depuis 31 des 43 dernières années, le ministère de l’Intérieur, responsable de la planification, étant occupé depuis de nombreuses années par le parti ultra-orthodoxe Mizrahi, le Shas. Des organisations telles que l’Arc-en-ciel démocratique Mizrachi, qui soutient les habitants de Beit Shean dans leur campagne, existent désormais pour lutter en faveur d’une distribution plus équitable des terres et de l’égalité des chances dans l’éducation et l’emploi.

Le ministre de l’Intérieur d’origine marocaine, Aryeh Deri, à la Knesset le 3 mars 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Néanmoins, affirme Yiftachel, la répartition des terres et des ressources et la stratification de la société ont à peine changé, avec les Arabes d’Israël en bas, les Mizrahis au-dessus, et les Ashkénazes toujours au sommet.

“Tout le système est faussé”, insiste-t-il.

Les autorités régionales – dont les plus grandes et les plus fortes sont toujours composées principalement de kibboutzim, selon les recherches de Yiftachel – conservent la juridiction sur 80 % des terres de l’État, ainsi que sur la plupart des ressources naturelles du pays, même si seulement 10,4 % des quelque neuf millions de citoyens israéliens y vivent.

Le riche Conseil régional de Tamar, par exemple, qui compte moins de
2 000 résidents permanents et qui s’étend le long de la partie sud de la mer Morte, peut profiter des impôts payés par les hôtels d’Ein Bokek, les usines de la mer Morte – qui exploitent des minerais – et Rotem Amfert Negev, qui exploite des phosphates. Ces secteurs emploient tous de la main-d’œuvre provenant des villes de développement voisines, mais c’est l’autorité régionale qui bénéficie des recettes fiscales.

Hôtels à Ein Bokek sur les rives de la mer Morte. (Mendy Hechtman/Flash90)

La partie visible de l’iceberg de la justice sociale

Interrogé sur les raisons de l’intensification des protestations contre le ruisseau Hassi cet été, Yiftachel a répondu qu’un certain nombre d’éléments semblent s’être regroupés. Les militants de la justice sociale “cherchaient une cause”, les habitants étaient frustrés que le plan du kibboutz pour un tronçon public du ruisseau n’ait pas porté ses fruits, et le kibboutz a activement fait la promotion de ses installations touristiques « à la face de tout le monde ».

Et pourquoi le kibboutz Nir David ? “Parce que la plupart des kibboutzim ne contrôlent pas un parc aussi beau que le leur.”

Des gardes de sécurité engagés par le kibboutz Nir David pour repousser les militants qui demandent l’accès au Hassi. (Capture d’écran Chaîne 13)

“Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg”, poursuit Yiftachel, décrivant d’autres cas où des kibboutzim et des moshavim ont pris le contrôle de ressources naturelles. Au fil des ans, ajoute-t-il, les tribunaux ont forcé les kibboutzim qui clôturaient des zones du lac de Tibériade et facturaient des droits d’entrée à retirer les barrières.

Pas plus tard que la semaine dernière, le moshav Shavei Zion, un moshav huppé situé sur la côte nord de la Méditerranée, a reçu l’ordre du ministère de la Protection de l’environnement de retirer les clôtures de sa plage afin que le public puisse passer.

La mer Méditerranée vue depuis la promenade de Shavei Zion (Shmuel Bar-Am)

Mardi, la lutte contre le Hassi est parvenue au sein de la commission des Affaires intérieures et de l’Environnement de la Knesset.

Ouvrant le débat, la présidente Miki Haimovich (Kakhol lavan) a déclaré qu’il était clair que le conflit ne concernait pas seulement l’eau, mais également les profondes divisions de la société israélienne qui suscitent sensibilité et émotion.

S’est tenu un débat animé, avec de nombreuses références à la division entre Ashkénazes et Mizrahis.

La députée Likud Keren Barak, (fille d’immigrés égyptiens et polonais) qui est entrée à la Knesset pour la première fois en avril 2019 et qui a appelé au débat, a déclaré qu’elle était entrée en politique pour « mettre fin à la discrimination contre les villes de développement » et a insisté pour que Nir David ouvre ses portes avant toute négociation.

La députée Likoud Keren Barak (à gauche) fait un geste lors de son discours devant la commission des affaires intérieures et de l’environnement de la Knesset le 18 août 2020. (Capture d’écran)

Le Hassi, a-t-elle dit, n’est qu’une des nombreuses ressources naturelles qui doivent être ouvertes au public, parmi lesquelles des sections de plage méditerranéenne jouxtant des kibboutzim comme Maagan Michael et Nahsholim dans le nord d’Israël et des tronçons de rivière comme le Hatsbani que le kibboutz HaGoshrim dans le nord de la Galilée réserve pour des activités payantes comme le kayak.

Demandant le retrait immédiat de l’entreprise de sécurité engagée par Nir David, le leader militant Nati Vaknin a déclaré que si le Hassi était ouvert, des mesures telles que l’interdiction des barbecues et de la musique en extérieur pourraient être prises pour limiter les troubles.

Nati Vaknin, leader de la campagne pour l’ouverture au public du Hassi Stream dans le kibboutz Nir David, s’adresse à la commission des affaires intérieures et de l’environnement de la Knesset le 18 août 2020. (Capture d’écran).

Le procureur général adjoint Erez Kamenitz s’est dit surpris que la proposition de 2015 soit bloquée. Il a estimé qu’il y avait des droits des deux côtés – le ruisseau et les banques sont des biens publics auxquels le public a des droits d’accès, mais les maisons du kibboutz sont sur des propriétés privées. Il faut trouver un équilibre, a-t-il dit, est l’outil est la planification.

Jackie Levy, fils de l’ancien ministre et vice-Premier ministre David Levy, qui a été l’un des premiers Mizrahis de la classe ouvrière à gravir les échelons du Likud, a déclaré que lui et le chef du conseil régional Emek HaMa’yanot, Yoram Karin, travaillaient depuis deux ans sur une solution de 100 millions de shekels pour réhabiliter à la fois le ruisseau Harod (dont une partie de la pollution provient des étangs à poissons de Nir David) et la partie du Hassi qui traversait autrefois Beit Shean. Cette dernière ferait partie d’un parc de la ville.

Yoram Karin, chef du Conseil régional Emek HaMaayanot (à gauche) avec le maire de Beit Shean, Jackie Levy, à la commission des affaires intérieures et de l’environnement de la Knesset, le 18 août 2020. (Capture d’écran)

La ministre de la Protection de l’environnement, Gila Gamliel, et l’Autorité israélienne des parcs et de la nature se sont déjà rendus sur place pour jeter un premier coup d’œil aux plans, a-t-il déclaré.

Il fallait maintenant trouver les fonds nécessaires. « En attendant, nous devons permettre l’accès au Hassi [à Nir David]. C’est une affirmation », a souligné Jackie Levy. Il a ajouté que le Sakhné devrait temporairement permettre aux résidents de Beit Shean d’entrer sans frais.

Le président du kibboutz Nir David, Shlomo Glazer, s’adresse à la commission des affaires intérieures et de l’environnement de la Knesset le 18 août 2020. (Capture d’écran).

Interrogé par Haïmovich sur la raison pour laquelle Nir David n’a pas pu ouvrir les portes immédiatement pendant quelques mois, le président du kibboutz Shlomo Glazer a déclaré que si les gens pouvaient nager dans le kibboutz, ils ne pouvaient pas entrer par la porte principale. Il ne serait pas juste qu’ils passent par les maisons des gens, a-t-il soutenu.

« Si des milliers de gens entrent, nous n’avons pas de parking, ils se gareront sur l’herbe, il n’y a pas de toilettes, pas de services de nettoyage, pas de contrôle. »

Keren Barak a crié : « Ouvrez d’abord les portes ! », ce à quoi Shlomo Glazer a rétorqué : « Seulement si vous voulez détruire le kibboutz ! ». Haïmovich a demandé à toutes les parties d’accepter la proposition de Levy de se réunir autour d’une table et d’essayer de trouver une solution avec l’aide de médiateurs externes.

« Réunissons-nous tous », a déclaré Levy. « Nous ne quitterons pas la salle tant que nous n’aurons pas trouvé une solution acceptable pour tous. »

Il a ajouté : “Mon cœur est avec les manifestants, mais si cela explose, nous nous retrouverons dans les années 1950.”

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