La Malaisie juge « légitime » l’attaque de l’Iran contre Israël

Le dirigeant du pays à majorité musulmane a exhorté Israël 'à ne pas se livrer à de nouvelles représailles qui aggraveraient les tensions au Moyen-Orient'

Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim participant à une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Olaf Scholz, à la chancellerie de Berlin, en Allemagne, le 11 mars 2024. (Crédit : Ebrahim Noroozi/AP Photo)

Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a déclaré lundi que l’attaque sans précédent de missiles et de drones lancée par l’Iran contre Israël samedi était « légitime ».

Un grand nombre de pays ont appelé à la retenue après que l’Iran a lancé samedi soir plus de 300 drones et missiles sur Israël, qui selon l’armée israélienne ont été presque tous interceptés.

Le dirigeant de la Malaisie, à majorité musulmane, a exhorté Israël « à ne pas se livrer à de nouvelles représailles qui aggraveraient les tensions au Moyen-Orient ».

« Le lancement de drones par l’Iran est un acte légitime après l’attaque barbare du régime sioniste israélien contre l’ambassade iranienne à Damas », a déclaré M. Anwar dans un communiqué, faisant référence à la frappe meurtrière du 1er avril contre l’annexe du consulat de Téhéran dans la capitale syrienne, qui a été largement imputée à Israël.

La déclaration a été publiée après que M. Anwar a présidé une réunion du Conseil de sécurité nationale de Malaisie pour discuter de la montée des tensions au Moyen-Orient.

Il a défendu les liens de la Malaisie avec le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas, soutenu par l’Iran, qui a lancé une attaque meurtrière contre Israël le 7 octobre déclenchant la guerre à Gaza.

Le Premier ministre malaisien a souligné lors d’une visite en Allemagne en mars que les liens de son pays étaient avec la branche politique du Hamas et non avec sa branche militaire. « Je ne m’en excuse pas », avait-il déclaré à l’époque.

La frappe de Damas a rasé l’annexe consulaire de cinq étages de l’ambassade iranienne et tué sept Gardiens de la révolution, dont deux généraux.

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