La statue de Yoni Netanyahu dévoilée à l’aéroport d’Entebbe, en Ouganda

50 ans après l'opération de sauvetage, le chef d’état-major ougandais a souligné que 'l''amitié entre l'Ouganda et Israël va bien au-delà des événements de 1976'

Une statue de Yonatan Netanyahu, frère aîné du Premier ministre Benjamin Netanyahu, dévoilée dans l'ancien terminal de l'aéroport d'Entebbe, où il a trouvé la mort en 1976 alors qu'il dirigeait une unité d'élite de l'armée israélienne lors d'une opération de sauvetage d'otages. Au centre, en uniforme : le chef d'état-major ougandais, le général Muhoozi Kainerugaba. (Crédit : Kampala Post via X)

Samedi, une statue à l’effigie de Yonatan Netanyahu, le frère du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a été dévoilée dans l’ancien terminal de l’aéroport d’Entebbe, où il a trouvé la mort en 1976 alors qu’il dirigeait une unité d’élite de l’armée israélienne lors d’une opération de sauvetage d’otages.

« C’est un grand honneur et un privilège de me joindre à vous sur ce site historique pour dévoiler ce monument dédié au lieutenant-colonel Yonatan ‘Yoni’ Netanyahu, le courageux commandant de la force de sauvetage israélienne dont le leadership et le sacrifice ultime lors du raid d’Entebbe du 4 juillet 1976 sont devenus un symbole durable de courage, de devoir et de dévouement désintéressé », a déclaré le chef d’état-major ougandais, le général Muhoozi Kainerugaba, lors de la cérémonie, selon The Kampala Post.

Kainerugaba a également cité les noms des personnes tuées lors de la prise d’otages, notamment Jean-Jacques Maimoni, Pasco Cohen, Ida Borochovitch et Dora Bloch.

« Alors que nous sommes réunis ici, nous rendons également hommage, avec respect, aux otages innocents qui ont perdu la vie au cours de ces événements tragiques », a-t-il ajouté.

Yoni Netanyahu, sur une photographie prise peu avant sa mort à Entebbe en 1976. (Crédit : Bureau de la presse gouvernementale, Wikimedia)

« Leur mémoire restera à jamais gravée dans cette histoire solennelle. »

« L’amitié entre l’Ouganda et Israël va bien au-delà des événements de 1976. Nos deux pays entretiennent depuis longtemps de bonnes relations, fondées sur le respect mutuel et la coopération concrète », a-t-il poursuivi.


Cette inauguration fait suite à l’annonce, faite plus tôt cette année, par Kainerugaba, de son intention d’ériger une statue à la mémoire de Yoni Netanyahu, « à l’endroit exact » où il a été tué. Dans un message publié sur le réseau social X, qu’il a ensuite supprimé, Kainerugaba affirmait que cette statue était d’inspiration divine.

« Au cours des quatre dernières années, mon Dieu, Jésus-Christ, m’est apparu en rêve et en vision. Il m’a dit de construire un monument à la mémoire de Yoni Netanyahu à Entebbe. Et de ne pas craindre le monde. Il est plus fort que le monde ! », déclarait le message supprimé.

Le lieutenant-général Muhoozi Kainerugaba, fils du président ougandais Yoweri Museveni, assiste à une cérémonie « d’action de grâce » à Entebbe, en Ouganda, le 7 mai 2022. (Crédit : Hajarah Nalwadda/AP)

Le détournement a commencé lorsque des terroristes du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et des Cellules révolutionnaires allemandes ont pris d’assaut un vol Air France reliant Tel Aviv à Paris et transportant 246 passagers, après une escale à Athènes. L’avion a été dérouté vers l’Ouganda, où le dictateur Idi Amin, despote notoire et notoirement instable, a offert un refuge aux pirates de l’air.


Les terroristes ont séparé les passagers israéliens et juifs des autres. Ces derniers ont été libérés au cours des deux jours suivants.

Une semaine après le détournement, quatre avions de transport C-130 Hercules de l’armée de l’air israélienne ont atterri à l’aéroport d’Entebbe après avoir parcouru des milliers de miles. En l’espace de quelques heures, l’opération de sauvetage désormais légendaire a été menée à bien. Finalement, quatre otages ont été tués, ainsi que Yoni Netanyahu, la seule victime militaire israélienne de la mission.

À LIRE : Comment Israël est passé de la négociation sur les otages au raid audacieux à Entebbe

La JTA a contribué à cet article.

read more: