L’Allemagne presse ses ressortissants de quitter le Liban ; la France « extrêmement préoccupée »
Le ministère allemand des Affaires étrangères souligne 'un risque accru d'attentats terroristes' dans le pays, qui pourraient viser des étrangers occidentaux ou de grands hôtels
L’Allemagne a pressé mercredi à ses ressortissants de quitter le Liban dès que possible, en raison du risque d’une escalade dans le conflit entre Israël et le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, pro-Iran.
« Les ressortissants allemands sont priés de quitter le Liban le plus vite possible » a indiqué le ministère des Affaires étrangères. « Les tensions actuelles dans la zone frontalière avec Israël peuvent s’aggraver à tout moment. »
Il existe également « un risque accru d’attentats terroristes » dans le pays, qui pourraient viser des étrangers occidentaux ou de grands hôtels.
Israël et le Hezbollah échangent des tirs transfrontaliers quasi-quotidiens depuis l’assaut du groupe terroriste palestinien du Hamas contre le territoire israélien le 7 octobre, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza.
La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a mis en garde mardi contre les « erreurs de calcul » qui pourraient déclencher une guerre totale entre Israël et le Hezbollah au Liban, appelant à une « extrême retenue ».
« À chaque roquette traversant la Ligne bleue […], le danger augmente qu’une erreur de calcul puisse déclencher une guerre […] », a écrit Baerbock sur X, en référence à la ligne de démarcation fixée par l’ONU entre le Liban et Israël.
La France s’est dite jeudi « extrêmement préoccupée par la gravité de la situation au Liban », notant l’intensification « de manière dramatique » des violences à la frontière avec Israël et elle a appelé « toutes les parties à la plus grande retenue ».
La France, qui demande « la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies », demeure « pleinement engagée pour prévenir tout risque d’escalade sur la Ligne bleue et promouvoir une solution diplomatique », a déclaré Christophe Lemoine, porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères.