L’Allemagne presse ses ressortissants de quitter le Liban ; la France « extrêmement préoccupée »

Le ministère allemand des Affaires étrangères souligne 'un risque accru d'attentats terroristes' dans le pays, qui pourraient viser des étrangers occidentaux ou de grands hôtels

Le Premier ministre intérimaire du Liban, Najib Mikati rencontrant la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, à Beyrouth, le 25 juin 2024. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

L’Allemagne a pressé mercredi à ses ressortissants de quitter le Liban dès que possible, en raison du risque d’une escalade dans le conflit entre Israël et le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, pro-Iran.

« Les ressortissants allemands sont priés de quitter le Liban le plus vite possible » a indiqué le ministère des Affaires étrangères. « Les tensions actuelles dans la zone frontalière avec Israël peuvent s’aggraver à tout moment. »

Il existe également « un risque accru d’attentats terroristes » dans le pays, qui pourraient viser des étrangers occidentaux ou de grands hôtels.

Israël et le Hezbollah échangent des tirs transfrontaliers quasi-quotidiens depuis l’assaut du groupe terroriste palestinien du Hamas contre le territoire israélien le 7 octobre, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza.

La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a mis en garde mardi contre les « erreurs de calcul » qui pourraient déclencher une guerre totale entre Israël et le Hezbollah au Liban, appelant à une « extrême retenue ».

« À chaque roquette traversant la Ligne bleue […], le danger augmente qu’une erreur de calcul puisse déclencher une guerre […] », a écrit Baerbock sur X, en référence à la ligne de démarcation fixée par l’ONU entre le Liban et Israël.

La France s’est dite jeudi « extrêmement préoccupée par la gravité de la situation au Liban », notant l’intensification « de manière dramatique » des violences à la frontière avec Israël et elle a appelé « toutes les parties à la plus grande retenue ».

La France, qui demande « la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies », demeure « pleinement engagée pour prévenir tout risque d’escalade sur la Ligne bleue et promouvoir une solution diplomatique », a déclaré Christophe Lemoine, porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères.

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