L’armée et la police empêchent la plantation d’oliviers dans un hameau palestinien

Rabbis for Human Rights avait prévu de planter 300 oliviers à Umm al-Khair pour marquer Tou BiShvat ; mais en raison d'un ordre de fermeture, les militants ont été expulsés du site

Les forces de sécurité israéliennes empêchant une plantation d'arbres, dans le hameau palestinien d'Umm al-Khair, en Cisjordanie, le 2 février 2026. (Crédit : Jeremy Sharon/Times of Israel)

L’armée et la police israéliennes ont interrompu lundi une opération de plantation d’arbres dans le hameau palestinien d’Umm al-Khair, en Cisjordanie, après l’arrivée des militants. Elles ont émis un ordre de fermeture de la zone en zone militaire, ce qui a permis aux forces de sécurité d’expulser les militants du site.

L’officier militaire, masqué, a refusé d’expliquer les raisons de cette décision, et le porte-parole de l’armée n’a pas encore répondu.

Les habitants d’Umm al-Khair affirment que des résidents d’implantations, vivant dans des maisons construites illégalement à quelques mètres du hameau, ont appelé l’armée pour mettre fin à l’activité de plantation.

Les autorités municipales des implantations ont confirmé par le passé que les habitants des avant-postes appelaient les services de sécurité pour mettre fin aux activités conjointes entre Juifs et Arabes.

Cette initiative avait été organisée par l’association Rabbis for Human Rights et visait à planter 300 oliviers sur les terres agricoles d’Umm al-Khair, lundi, jour de la fête juive de Tou BiShvat, qui célèbre le nouvel an des arbres et est souvent marquée par des cérémonies de plantation d’arbres.

« Ce qui effraie le plus ce gouvernement, c’est ce que nous faisons ici, ensemble, sur cette terre, Juifs et Arabes », a réagi Eid Hathaleen, un artiste d’Umm al-Khair qui a déjà exposé aux côtés du célèbre artiste chinois Ai Weiwei.

« Voyez-vous combien de forces sont venues pour nous séparer, pour séparer des gens qui ont soif de paix. Ils ne veulent pas que notre coopération et nos relations se poursuivent normalement. C’est ce que fait le gouvernement. C’est plus dangereux pour eux que tout autre chose. »

Des ordres de démolition ont été émis en octobre dernier pour construction sans permis, alors que les habitants affirment que le hameau existe depuis 1948. Ces ordres devaient être exécutés en novembre dernier, mais ce n’est pas encore le cas.

Hathaleen attribue cela à un appel direct lancé par plus de cent membres du Congrès américain au Premier ministre Benjamin Netanyahu pour qu’il mette fin aux démolitions.

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