L’Australie annule le visa de l’influenceur israélien Sammy Yahood

L'Association juive d'Australie, qui avait invité l'influenceur pour une conférence, a « fermement condamné » cette décision du gouvernement australien

Sammy Yahood, influenceur israélien, sur une photo non datée. (Crédit : Facebook ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

L’Australie a annulé le visa d’un influenceur israélien qui se positionne contre l’islam, affirmant qu’elle n’acceptait pas les visiteurs venus « propager la haine ».

Sammy Yahood, qui a notamment déclaré sur les réseaux sociaux que l’islam était une « idéologie répugnante », a indiqué lundi que son visa avait été annulé trois heures avant le départ de son vol depuis Israël.

Il s’est tout de même envolé pour Abou Dhabi, mais n’a pas pu prendre sa correspondance.

« C’est une histoire de tyrannie, de censure et de contrôle », a-t-il estimé sur le réseau social X.

Mardi, le ministre australien de l’Intérieur, Tony Burke, a déclaré dans un communiqué envoyé à l’AFP que les personnes souhaitant se rendre en Australie devaient demander le visa approprié et venir pour de « bonnes raisons ».

« Propager la haine n’est pas une bonne raison de venir », a-t-il expliqué.


L’Australie a durci sa législation sur les crimes motivés par la haine en janvier, à la suite de la tuerie antisémite perpétrée sur la plage de Bondi, à Sydney, et ayant fait quinze morts lors d’une célébration de la fête juive de Hanoukka, en décembre.

Selon des informations de presse, le visa de Yahood aurait été annulé en vertu de cette même législation, déjà utilisée par le passé pour refuser des visas à des personnes pour des motifs liés à la haine.

L’Association juive d’Australie, qui avait invité l’influenceur pour une conférence, a « fermement condamné » cette décision du gouvernement australien et critiqué d’autres annulations de visas passées, comme celle du député Simcha Rothman (HaTzionout HaDatit), l’été dernier.

L’annulation du visa de Yahood « renforce les profondes inquiétudes de la communauté juive, qui, malgré l’horreur du massacre de Bondi et les excuses tardives du gouvernement, estime que le gouvernement [du Premier ministre australien Anthony] Albanese n’a pas changé et n’a jamais été sincère », a réagi Robert Gregory, directeur-général de l’association, dans un communiqué.

read more: