Le chef de la Histadrout et de hauts responsables arrêtés pour corruption
La police a perquisitionné les bureaux du syndicat et arrêté son président, Arnon Bar-David ; l'enquête policière, qui a duré plus de 2 ans, évoque des soupçons de corruption, fraude et blanchiment d'argent
Lundi, la police a interpellé plusieurs hauts responsables de la Histadrout, la principale fédération syndicale du pays, – à commencer par son président, Arnon Bar-David – dans le cadre d’une vaste enquête de corruption.
Il existe à ce stade peu de détails sur l’enquête, la police se limitant à dire que l’enquête a pris plus de deux ans et que les personnes détenues sont soupçonnées de corruption, fraude et abus de confiance, blanchiment d’argent et infractions fiscales.
Dans un communiqué, la police a déclaré que des dizaines de suspects avaient été arrêtés en lien à cette affaire présumée et que l’enquête, doublée d’une infiltration, avait commencé il y a de cela près de deux ans et que des hauts fonctionnaires étaient soupçonnés d’avoir accepté des pots-de-vin et des avantages de la part d’hommes d’affaires, en échange de la promotion de leurs entreprises.
Selon le chef de la police israélienne, Danny Levy, il s’agit de « l’une des affaires les plus graves sur lesquelles nous ayons enquêté » et « il existe un lien entre les hommes d’affaires et les personnalités de l’économie, y compris les syndicats, à des fins électorales et promotionnelles. Nous sommes bien déterminés à agir et mener l’enquête sur ces personnalités de haut rang afin de faire éclater la vérité. »
Selon les médias israéliens, ce sont des agents de Lahav 433, l’unité des crimes majeurs des forces de l’ordre, qui ont perquisitionné, lundi à 6 heures du matin, les bureaux de l’organisation ainsi que le domicile de plusieurs hauts responsables syndicaux.
Selon la chaîne publique Kan, Bar-David a été arrêté en compagnie de sa compagne, ainsi qu’un maire et plusieurs hauts responsables des autorités locales.
Selon le média, la police soupçonne un homme d’affaires d’avoir mis en place un système, avec la complicité de la Histadrout, à travers lequel des clients sollicitaient des emplois au sein d’autorités locales ou d’entreprises, avec l’aide de hauts responsables du syndicat, lesquels touchaient des commissions en retour.
Selon plusieurs sources, plus de 350 responsables syndicaux, membres du personnel des autorités locales et chefs d’entreprise devraient être interrogés dans le cadre de cette enquête.
La Histadrout a réagi en assurant coopérer avec les forces de l’ordre pour les besoins de cette enquête.
« Nous croyons en l’innocence des nôtres et coopérons avec les autorités chargées de l’application de la loi », a déclaré le porte-parole de la Histadrout, Yaniv Levy, dans un communiqué.
« Nous ne pouvons pas davantage commenter les procédures en cours. »
« Les activités publiques de la Histadrout continuent sans changement, à commencer par tous les services offerts par l’organisation dans tout le pays », a conclu Levy.
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