Le cinquième soldat tué à Beit Hanoun a été enterré à Jérusalem

Le sergent-chef Moshe Shmuel Noll, 21 ans, originaire de Beit Shemesh, qui servait au sein du bataillon Netzah Yehuda, et 4 de ses camarades ont été tués lundi soir à Beit Hanoun

La famille et les amis du sergent-chef Moshe Shmuel Noll, tué au combat, lors de ses funérailles, au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem, le 9 juillet 2025. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Le cinquième soldat tué dans un attentat à la bombe survenu lundi soir en bordure de route, dans le nord de la bande de Gaza, a été enterré mercredi au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem.

Les bombes ont tué le sergent-chef Moshe Shmuel Noll, 21 ans, du bataillon Netzah Yehuda de la brigade Kfir originaire de Beit Shemesh ; le sergent-chef Meïr Shimon Amar, 20 ans, du bataillon Netzah Yehuda de la brigade Kfir, originaire de Jérusalem ; le sergent Moshe Nissim Frech, 20 ans, du bataillon Netzah Yehuda , originaire de Jérusalem et le sergent-chef Noam Aharon Musgadian, 20 ans, du bataillon Netzah Yehuda de la brigade Kfir, originaire de Jérusalem ; ainsi que le sergent-chef (Rés.) Benyamin Asulin, 28 ans, de la brigade nord de la division Gaza originaire de Haïfa.

Les cinq soldats ont été tués lorsque des terroristes palestiniens du Hamas ont fait exploser une série d’engins explosifs à Beit Hanoun, dans le nord de l’enclave, près de la frontière avec Israël. Selon une enquête menée par l’armée israélienne, les bombes avaient été placées avant l’arrivée des soldats. La première a explosé, touchant plusieurs soldats, puis la deuxième a visé ceux qui se sont précipités pour leur porter secours. Les soldats ont également été touchés par des tirs de balles réelles.

Quatorze autres personnes ont été blessées dans l’embuscade.

Le père de Noll, le rabbin David Noll, 86 ans, a mené une procession depuis son domicile dans le quartier ultra-orthodoxe – ou haredi – de Ramat Beit Shemesh jusqu’à la capitale.

Au cimetière, le cercueil a été porté par son frère et ses camarades. Dans la foule, certains endeuillés portaient des bérets militaires, tandis que d’autres étaient coiffés de chapeaux noirs.

Montage photos (de gauche à droite) : le sergent-chef Meïr Shimon Amar, le sergent Moshe Nissim Frech, le sergent-chef Noam Aharon Musgadian, le sergent de première classe (Rés.) Benyamin Asulin, le sergent-chef Moshe Shmuel Noll, tués à Beit Hanoun, dans le nord de Gaza, le 7 juillet 2025. (Crédit: Autorisation)

Le maire de Beit Shemesh, Shmulik Greenberg, a assisté aux funérailles aux côtés du rabbin du mouvement Habad Loubavitch du quartier et d’autres membres de l’importante communauté ultra-orthodoxe de Beit Shemesh, malgré l’ambivalence d’une partie de la communauté haredi à l’égard de l’armée.

Dans son éloge funèbre, Noll a décrit son fils comme « un enfant plein d’énergie » qui apportait de la joie à la famille.

« Je ne me souviens pas d’un seul moment où il ait montré de la colère. Il était vraiment le plus aimé de tous ses frères et sœurs en Israël, et il nous manquera beaucoup », a-t-il déclaré en anglais à la foule, rendant hommage à son fils qui « a donné sa vie pour la cause de l’éradication du mal qui cherche à anéantir le peuple juif ».

Selon les médias israéliens, les parents de Noll, des Juifs ultra-orthodoxes affiliés au mouvement Habad, avaient quitté l’Afrique du Sud pour s’installer en Israël il y a plus de vingt ans. Le sergent-chef tué est né dans le quartier juif de la Vieille Ville de Jérusalem, avant que sa famille ne déménage à Ramat Beit Shemesh.

Le père du soldat tué au combat, le sergent-chef Moshe Shmuel Noll, faisant l’éloge funèbre de son fils, au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 9 juillet 2025. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Gila, la sœur aînée de Noll, a déclaré qu’il était « notre ange » qui « persévérait et travaillait dur avec le sens de la mission ».

« Tu étais le cœur battant de notre famille… Tu es mon petit frère, mais aussi mon meilleur ami, le plus aimant », a-t-elle poursuivi.

« Tu aimais notre nation de tout ton cœur, et peu importait le danger, tu savais que c’était ton devoir. »

Les funérailles d’Amar, de Frech, de Musgadian, et d’Asulin ont eu lieu mardi dans les cimetières militaires du mont Herzl et de Haïfa.

Depuis le début de l’incursion terrestre à Gaza menée contre le Hamas et lors des opérations menées le long de la frontière de Gaza, le bilan israélien s’élève à 449 morts. Ce bilan comprend également deux policiers et trois civils qui travaillaient pour le ministère de la Défense.

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