Quatre des 5 soldats tués lors de l’attaque à Beit Hanoun ont été enterrés
Des centaines de personnes ont rendu un dernier hommage à Meïr Shimon Amar, Moshe Nissim Frech, Noam Aharon Musgadian et Benyamin Asulin ; Moshe Shmuel Noll sera enterré mercredi
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Quatre des cinq soldats tués dans un attentat à la bombe survenu en bordure de route dans le nord de la bande de Gaza ont été enterrés mardi lors de cérémonies organisées dans les cimetières militaires du mont Herzl et de Haïfa.
Des centaines de personnes ont assisté aux funérailles du sergent-chef Meïr Shimon Amar, 20 ans, du sergent Moshe Nissim Frech, 20 ans, et du sergent-chef Noam Aharon Musgadian, 20 ans, tous trois originaires de Jérusalem, ainsi que du sergent-chef (Rés.) Benyamin Asulin, 28 ans, originaire de Haïfa.
Les funérailles du cinquième soldat, le sergent-chef Moshe Shmuel Noll, 21 ans, originaire de Beit Shemesh, sont prévues mercredi à Jérusalem.
Les cinq soldats ont été tués lundi soir lorsque des terroristes palestiniens du Hamas ont fait exploser une série d’engins explosifs à Beit Hanoun, dans le nord de l’enclave, près de la frontière avec Israël. Selon une enquête menée par l’armée israélienne, les bombes avaient été placées avant l’arrivée des soldats. La première a explosé, touchant plusieurs soldats, puis la deuxième a visé ceux qui se sont précipités pour leur porter secours.
Les soldats ont également été touchés par des tirs à balles réelles. Quatorze autres soldats ont également été blessés lors de cette attaque.
Dans une éloge funèbre prononcée au cimetière de Haïfa, la mère d’Asulin, Aïda, l’a décrit comme un jeune homme « intelligent, assidu, d’une bonté sans bornes, respectueux envers ses parents, son frère et ses sœurs ». Elle a raconté qu’elle avait appelé son fils à plusieurs reprises après avoir appris la nouvelle de l’embuscade, sans succès.
Asulin, qui servait dans la brigade du Nord, avait effectué huit mois de service dans la réserve après le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023. Il laisse derrière lui ses parents et ses frères et sœurs.
« Amour de ma vie, je ne peux pas croire que je ne te reverrai plus jamais », a déclaré sa mère en larmes, selon Ynet.
« Tu apportais le bonheur à la maison. Pourquoi me quittes-tu, mon fils ? »
Amar, Frech, Musgadian et Noll servaient tous dans le bataillon Netzah Yehuda de la brigade Kfir, destiné aux soldats ultra-orthodoxes et pratiquants. Frech, qui étudiait dans une yeshiva de Haïfa dans le cadre d’un programme hesder (qui permet aux jeunes hommes de combiner l’étude de la Torah avec un service militaire raccourci), a été enterré au mont Herzl, à Jérusalem.
Selon Makor Rishon, son père, Yaakov, l’a décrit comme « un fils et un véritable ami pour moi, et un soutien puissant et solide pour votre famille ». Il laisse derrière lui ses parents et cinq frères et sœurs.
Selon le rabbin de Frech, Avner Hazut, ses camarades de classe le décrivaient comme « un grand garçon humble, rayonnant de bonté et d’une âme infiniment douce. Tu étais si posé et si humble que, même si tu avais voulu te démarquer, tu n’y serais pas parvenu. Ta bonté et ton humilité étaient une source d’inspiration et d’imitation pour nous. »
Musgadian a également été enterré au mont Herzl, où son père, Ofer, a rendu hommage à celui qui « s’efforçait de ne jamais être un fardeau pour quiconque, et qui voulait toujours donner et faire pour les autres », selon Walla. Il laisse derrière lui ses parents et quatre frères et sœurs.
Sa mère, Ilanit, a déclaré dans son éloge funèbre que Musgadian était « très proche de sa famille ».
« Tu as sacrifié ta vie pour les autres et mon cœur est brisé », a-t-elle déclaré.
« Aucun mot ni aucune étreinte ne pourront vraiment nous réconforter. »
« Ton sourire qui ne quittait jamais ton visage. Quand nous te rendions visite… tes amis disaient que ton sourire les remplissait. »
« Je ne sais comment un cœur aussi grand que le tien peut tenir dans un cercueil aussi petit. J’aimerais te dire pardon, Noam. Pardon de ne pas t’avoir protégé », a dit son grand frère, Roï, devant son cercueil drapé du drapeau d’Israël.
Amar a également été enterré au mont Herzl. Il laisse derrière lui ses parents et quatre frères et sœurs. Sa sœur, Talia, a rappelé leur grande complicité lorsqu’ils étaient enfants.
« Comment est-il possible de dire adieu à un frère, à un ami, à la moitié de mon âme ? », s’est-elle exclamée, selon un article publié dans le journal Davar.
« Nous étions inséparables pendant notre enfance, nous partagions tout. En grandissant, nous nous sommes un peu éloignés, mais tu m’as toujours tant aimée. »
Noll, dont les funérailles sont prévues mercredi, était originaire de Beit Shemesh. Le maire de la ville, Shmuel Greenberg, a rendu hommage à « un modèle de dévouement et d’héroïsme. Un véritable guerrier tombé… alors qu’il accomplissait sa mission pour le peuple d’Israël. Toute la ville pleure avec la famille Noll et l’embrasse en cette période difficile ».
Sam Sokol a contribué à cet article.
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