Le Hezbollah « ne renoncera » pas à ses armes, jure l’un de ses députés
Le seul à avoir conservé ses armes au sortir de la guerre civile (1975-1990), le groupe terroriste chiite libanais accusent les autorités de faire le jeu d'Israël et des États-Unis
Samedi, au lendemain de l’annonce par le gouvernement libanais de la mise en œuvre prochaine du plan de désarmement du groupe terroriste chiite libanais, créé et soutenu par la République islamique d’Iran, un de ses députés a juré que le Hezbollah ne renoncerait pas à ses armes.
Sous la forte pression des États-Unis et dans la crainte d’une intensification des bombardements israéliens au Liban, le gouvernement de Nawaf Salam a ordonné en août aux forces armées libanaises (LAF) d’élaborer un plan visant à désarmer le Hezbollah d’ici la fin de l’année.
À l’issue d’une réunion du gouvernement consacrée vendredi à cette question qui divise le pays, le gouvernement a annoncé que l’armée libanaise allait entamer son application, sans toutefois en donner les détails ni le calendrier.
« Le Hezbollah ne renoncera pas à ses armes en aucune circonstance ni sous aucun prétexte », a déclaré samedi le député du Hezbollah Hassan Ezzedine, selon l’agence de presse officielle libanaise ANI.
Ceux qui ont « élaboré la décision pécheresse, précipitée et imprudente » du désarmement du Hezbollah et qui l’ont « acceptée doivent la reconsidérer et corriger leurs erreurs », a-t-il déclaré lors d’un événement dans le sud du Liban.
« Sinon, ils porteront la responsabilité des conséquences qui pourraient suivre. »
Dans un communiqué publié samedi, le ministère français des Affaires étrangères a salué l’annonce du gouvernement libanais, la qualifiant de « nouvelle étape positive » et appelant « l’ensemble des acteurs libanais à soutenir la mise en œuvre pacifique et sans délai de ce plan ».
Le Hezbollah, seule faction à avoir conservé ses armes à la fin de la guerre civile (1975-1990), s’oppose à son désarmement, accusant les autorités de faire le jeu d’Israël et des États-Unis.
Après avoir dominé la vie politique du pays pendant de nombreuses années, il est sorti très affaibli d’un conflit de plus d’un an contre Israël, dont deux mois de guerre ouverte de septembre à novembre 2024. Une partie de son arsenal a été détruite et sa direction décimée.
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