Le Musée du Design de Holon explore la lutte contre le gaspillage

Une exposition encourage ses visiteurs à se sentir connectés à la Terre et réfléchir à ses choix de consommation

Partie d'une exposition interactive permettant au visiteur de synchroniser son battement de cœur avec les pulsions de la Terre, dans le cadre de « The Circle », la nouvelle exposition du Musée du Design de Holon, dans le centre d'Israël, le 9 septembre 2026. (Sue Surkes/Times of Israel)

Au moment où politique et guerres relèguent au second plan l’intérêt pour la nature, le climat et l’environnement, le musée du design d’Israël, à Holon, dans le centre d’Israël, a inauguré en septembre sa toute nouvelle exposition sur l’économie circulaire et le design responsable.

L’économie circulaire s’inspire de la nature, où rien ne se perd. Les ressources sont continuellement réutilisées, réparées et régénérées au sein d’une boucle.

« The Circle » (Le Cercle) commence par créer un effet de surprise afin d’inspirer de l’émerveillement face à la nature et ses capacités, propose une expérience interactive qui relie nos battements de cœur au « pouls » de la planète et propose ce à quoi pourrait ressembler un mode de vie circulaire en contexte urbain.

« Les designers ne peuvent plus se contenter de l’apparence et de la fonction », explique la co-commissaire d’exposition, Lior Hermoni. « Il y a un défaut de conception dans un objet qui devient un déchet. Nous parlons ici de design responsable. »

Sa co-commissaire d’exposition, Talia Janover, ajoute : « Dans la mesure où la crise climatique suscite de l’anxiété, doublée d’un sentiment d’impuissance voire d’une paralysie, l’exposition tente d’aborder des solutions et d’encourager les visiteurs à imaginer une autre voie. Nous faisons tous partie du même système — la nature — et les choses (les déchets) que nous ne voyons pas ne disparaissent pas pour autant. »

L’exposition, visible jusqu’en mai 2027, a nécessité deux ans et demi de travail, avec la participation d’une centaine de professionnels issus de différentes disciplines.

Lior Hermoni (à gauche) et Talia Janover, créatrices de l’exposition « The Circle » au Musée du Design de Holon, le 9 septembre 2026. (Sue Surkes/Times of Israel)

De nombreux designers étrangers souhaitaient participer, explique Lior Hermoni au Times of Israel, mais ils en ont été dissuadés par des collègues opposés à l’idée de travailler avec Israël. Ce qui a eu pour effet de réorienter le travail vers des créations israéliennes, à l’image du saisissant « Bustan » (Verger), que l’on trouve au tout début de l’exposition. Fabriqué à base de briques de terre imprimées en 3D entourant un arbre, il crée des espaces dans lesquels différentes espèces peuvent coexister.

La première galerie, située au niveau inférieur du musée, présente divers aspects des miracles de la nature, de la capacité du myxomycète à aider à organiser les transports et d’autres systèmes, jusqu’aux germes de blé, dont le modele de croissance a servi de patron pour créer une robe biodégradable zéro déchet.

La galerie supérieure explore les modes de vie circulaires, à commencer par un film qui imagine la côte centrale d’Israël organisée selon les principes du Solarpunk, avec une coexistence harmonieuse des technologies, de la nature et de la société.

Une robe fabriquée à partir de germes de blé, exposée dans le cadre de la toute nouvelle exposition du Musée du Design de Holon, « The Circle », le 9 septembre 2026. (Sue Surkes/Times of Israel)

Cette galerie recense toutes les décisions que nous prenons au quotidien, telles que notre façon de nous rendre au travail ou à l’école, ce que nous mangeons au petit-déjeuner, ce que nous portons, ou encore le déodorant et la brosse à dents que nous achetons.

La galerie étudie les questions liées aux objets à usage unique à travers différents produits, allant des gobelets « en papier » jetables doublés de plastique à de nouvelles inventions, comme un T-shirt conçu pour durer 100 ans ou des vêtements plissés recyclables fabriqués en PET (polyéthylène téréphtalate) — utilisé dans la production de bouteilles en plastique — qui grandissent avec l’enfant.

Parmi les éléments marquants figurent une toute petite voiture de fabrication israélienne capable de « rétrécir », de façon à ne prendre qu’un quart de place de stationnement, ou encore un smartphone que les utilisateurs peuvent facilement faire évoluer.

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