Le père de Ran Gvili, l’un des deux otages restants, prendra la parole lors du rassemblement à Tel Aviv
Le rassemblement de samedi pourrait être le dernier, dit le forum des otages, qui limitera dorénavant ses activités au soutien de 2 familles, affirmant que les rassemblements ne sont plus adaptés à la situation actuelle
Samedi soir, Itzik Gvili, le père du sergent-chef Ran Gvili, l’un des deux derniers otages dont la dépouille se trouve encore à Gaza, prendra la parole lors de ce qui pourrait être le dernier rassemblement sur la place des Otages à Tel Aviv.
Gvili et le travailleur thaïlandais Sudthisak Rinthalak sont les deux otages assassinés dont les corps sans vie sont toujours retenus à Gaza. Le corps de Dror Or, du kibboutz Beeri, a pour sa part été restitué en début de semaine.
Gvili a été tué alors qu’il combattait des terroristes du Hamas au kibboutz Alumim le 7 octobre 2023. Son corps a été enlevé et emmené à Gaza. Rinthalak a quant à lui été assassiné le même jour par des terroristes du Hamas au kibboutz Beeri où il travaillait comme ouvrier agricole.
D’autres intervenants s’exprimeront également lors du rassemblement de samedi soir à Tel Aviv. Il s’agit notamment de Jon Polin, le père de l’otage assassiné Hersh Goldberg-Polin ; d’Ayelet Goldin, la sœur du soldat tué, le lieutenant Hadar Goldin ; de Nira Sharabi, l’épouse de l’otage Yossi Sharabi, tué durant sa captivité aux mains du Hamas ; et d’Eyal Eshel, le père de la soldate de l’équipe de guet Roni Eshel, tuée le 7 octobre à la base de Nahal Oz.
En plus du rassemblement de Tel Aviv, d’autres manifestations auront lieu au carrefour de Shaar HaNegev et à Carmei Gat, le quartier de Kiryat Gat où résident les personnes évacuées du kibboutz Nir Oz.
Le groupe de protestation « Safeguarding Our Shared Home » (Protéger notre foyer commun) de Jérusalem a annoncé qu’il organiserait, samedi soir, une cérémonie d’adieu pour la tente des otages, érigée à l’angle de Aza Road et Balfour depuis le début de la lutte pour la libération des captifs.
Les deux otages assassinés dont les corps sans vie étaient toujours retenus captifs à Gaza au 24 novembre 2025 : Sudthisak Rinthalak ; Ran Gvili. (Crédits : Autorisation)
Vendredi, un porte-parole du Forum des familles des otages a fait savoir qu’aucune annonce n’avait encore été faite concernant la tenue d’autres rassemblements à l’avenir.
En début de semaine, le forum a déclaré que le rassemblement de samedi pourrait être le dernier. L’organisation s’apprête en effet à considérablement réduire ses activités – puisqu’il ne reste plus que deux familles à soutenir.
Le Forum a par ailleurs recommandé de mettre fin aux rassemblements d’ici la fin novembre, en raison du coût hebdomadaire d’environ 200 000 shekels pour installer une scène avec des systèmes vidéo et audio. Ces rassemblements, a précisé le forum, ne semblent pas présenter un intérêt particulier dans la situation actuelle des groupes terroristes, qui semblent rechercher et localiser les corps restants à Gaza.
La famille Gvili a indiqué qu’elle comprenait la décision du Forum.
La famille de Rinthalak se trouve en Thaïlande et n’a pas participé aux rassemblements, bien que le Forum soit en contact avec l’ambassade thaïlandaise.
Jeudi, Itzik Gvili a dit craindre que le corps sans vie de son fils ne soit jamais rendu.
« Nous prions, bien sûr, pour qu’il ne devienne pas un autre Ron Arad ou [Hadar] Goldin », a confié Itzik Gvili à la chaîne publique d’information Kan. « Nous prions pour que cela ne traîne pas pendant encore de nombreuses années. »
Goldin, un soldat israélien, avait été tué en 2014. Son corps a été retenu à Gaza pendant plus d’une décennie, jusqu’à ce qu’il soit rendu ce mois-ci. Ron Arad, pilote de l’armée de l’air israélienne capturé au Liban en 1988 après s’être éjecté de son avion, est porté disparu depuis lors.
Les autorités israéliennes ont prononcé le décès de Ran en janvier 2024, sur la base de diverses conclusions et informations provenant des services de renseignement.
« En ce qui me concerne, Ran est vivant tant qu’il n’est pas revenu », a déclaré Itzik.
« Je n’ai rien d’autre à espérer. Peut-être qu’un miracle se produira et qu’il sera encore en vie. »