Le plan de vol de Netanyahu vers NY évite l’espace aérien de nombreux pays
L’avion d’État Wing of Zion doit prendre en compte le mandat d’arrêt de la CPI visant le Premier ministre israélien pour crimes de guerre présumés
Selon la trajectoire visible sur les sites de suivi de vols, l’itinéraire du vol du Premier ministre vers New York, où il participera à l’Assemblée générale de l’ONU, contournera l’espace aérien de très nombreux pays, à l’exception de l’Italie et de la Grèce, ce qui alourdit sensiblement le trajet.
Ce plan de vol, visible sur Flight Tracker, pourrait viser à éviter les complications liées au mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI) à son encontre pour des crimes de guerre présumés commis par Israël lors de la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza.
De nombreux pays ont déclaré qu’en vertu de ce mandat d’arrêt – émis pour des crimes de guerre présumés, qu’Israël nie –, ils procéderaient à l’arrestation de Netanyahu s’il entrait sur leur territoire.
La France, qui se trouverait normalement sur la trajectoire du vol, avait annoncé l’an dernier qu’elle n’arrêterait pas le Premier ministre, ce qui lui avait valu des critiques de la part de l’Union européenne (UE). Un responsable diplomatique français a confirmé jeudi qu’Israël avait bien demandé l’autorisation de survoler l’espace aérien français et que celle-ci avait été accordée. « Ils ont décidé de prendre un autre itinéraire et nous ne connaissons pas la raison », a précisé ce responsable.
Le vol, effectué à bord de l’avion d’État israélien Wing of Zion, semble également éviter l’espace aérien espagnol, Madrid s’étant engagé à coopérer avec l’enquête de la CPI.
L’appareil a survolé la Grèce et l’Italie, avant de piquer nettement vers le sud par le détroit de Gibraltar pour ensuite traverser l’océan atlantique.
Lorsque le Premier ministre s’était rendu aux États-Unis en février, son vol avait déjà été rallongé en partie pour les mêmes raisons liées au mandat de la CPI. Il aurait également annulé un voyage en Azerbaïdjan en mai afin d’éviter de survoler la Turquie, dont le président Recep Tayyip Erdogan, fervent détracteur d’Israël et admirateur du Hamas, avait salué le mandat d’arrêt.
comments