Le rabbin de Katmandou précise que l’expulsion du Habad n’est pas lié à l’antisémitisme

Le rabbin Chezky Lifshitz se dit à la recherche d'un nouveau lieu pour l'organisation avant la reprise de la saison touristique israélienne, fin février

Le rabbin Chezky et Chani Lifshitz, fondateurs du Habad au Népal (Autorisation)

Le rabbin Chezky Lifshitz, chef du Habad du Népal à Katmandou, a indiqué lundi au Times of Israel qu’il n’avait jamais laissé entendre que le propriétaire de son immeuble était antisémite, suite à l’expulsion de l’organisation la semaine dernière.

La maison Habad, qui accueille des milliers de voyageurs israéliens chaque année, a été informée il y a peu qu’elle devait quitter les lieux. Selon les nombreuses sources parvenues au Times of Israel, l’organisation ne payait plus son loyer depuis plusieurs années et devrait plus de 100 000 dollars au propriétaire des lieux.

Cependant, une publication sur la page Facebook de la mission Habad au Népal laissait entendre, dimanche, que l’expulsion était liée à l’antisémitisme du propriétaire, ce qui a été repris dans de nombreux médias, dont le Times of Israel.

Derrière cette douloureuse expulsion, à commencer par le fait de devoir retirer l’affichage en hébreu, « il y a un sentiment clair d’antisémitisme », peut-on lire dans cette publication.

« Les gens n’ont pas compris ce que nous avons écrit », assure Lifshitz. « Le propriétaire nous a demandé de retirer les panneaux en hébreu parce qu’il craignait que le bâtiment ne soit la cible des antisémites. Le propriétaire n’est pas anti-israélien. »

Selon des sources, le propriétaire serait au contraire très favorable aux Juifs et à Israël, et il aurait un beau-frère juif.

Le bâtiment, qui a accueilli pas moins de 2 000 personnes pour ce que l’on a qualifié de plus grand Seder de Pessah, est situé dans un des quartiers les plus chers de tout le Népal, et les propriétaires se sont privés d’importants profits en permettant au Habad de s’y installer, note une source.

« C’est une honte de crier à l’antisémitisme au Népal », estime Rina Lamsal, une ex-Israélienne à la tête d’une agence de voyage au Népal pendant 13 ans. « C’est le pays le plus accueillant qui soit. »

Lifshitz a précisé que les biens de l’institution avaient été entreposés et qu’il se démenait pour trouver un nouveau centre d’ici la fin février.

« C’est à ce moment-là que reprendra la saison touristique des Israéliens », conclut-il.

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