L’Égypte et la Jordanie plaident pour une « position arabe unie » sur le Moyen-Orient

Les deux alliés des États-Unis, qui ont rejeté l'idée de Donald Trump de déplacer les Palestiniens le temps de la reconstruction de Gaza, devraient le rencontrer séparément bientôt

Le roi Abdallah II de Jordanie et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi lors d'une réunion au Caire, le 27 décembre 2023. (Credit : Palais royal jordanien/AFP)

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le roi Abdallah II de Jordanie ont souligné mardi durant un entretien téléphonique la nécessité d’adopter « une position arabe unie » afin de parvenir à la paix au Moyen-Orient.

Selon le bureau du président Sissi, cet entretien a porté sur « les développements dans la région », y compris le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, et la nécessité d’une « reconstruction rapide » du territoire palestinien.

Les deux dirigeants « ont souligné la nécessité de s’engager dans une position arabe unie visant à aboutir à une paix permanente au Moyen-Orient », a ajouté la présidence égyptienne dans un communiqué.

L’Égypte et la Jordanie, deux pays alliés des États-Unis, ont rejeté l’idée du président américain Donald Trump qui proposait de faire « tout simplement le nettoyage » dans la bande de Gaza en transférant ses habitants vers l’Égypte ou la Jordanie.

Le roi Abdallah II a accepté dimanche une invitation à se rendre à la Maison Blanche le 11 février.

Le président Sissi et Donald Trump s’étaient mutuellement invités la veille pour des visites d’État. Le président égyptien avait alors assuré à son homologue américain que le monde comptait sur lui pour obtenir un « accord de paix permanent et historique » qui mettrait fin au conflit israélo-palestinien.

Les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et le Qatar ont aussi exprimé leur rejet de tout déplacement forcé des Palestiniens, tout en défendant la solution à deux États, israélien et palestinien.

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