Leonard Cohen en 10 grandes dates

Poète, romancier, visionnaire, le célèbre artiste juif canadien va désormais pouvoir tenir sa promesse et rejoindre sa muse

Leonard Cohen en concert à Ramat Gan en 2009. (Crédit: Marko/Flash90)

Voici quelques grandes dates du juif canadien Leonard Cohen, dont l’entourage a annoncé le décès jeudi.

Poète et romancier, il est le père de chansons culte des années 1960 comme « Suzanne », « Hallelujah », « So long Marianne », « I’m Your Man » et « Bird on the Wire ».

– 21 septembre 1934 : naissance de Leonard Cohen à Montréal (Canada) dans une famille juive d’origine polonaise, dont le père décédera lorsqu’il aura neuf ans.

– 1956-1961 : après des études d’histoire à l’université McGill (Montréal) et une année à Columbia University (New York, Etats-Unis), il publie ses premiers recueils poétiques (« Let us compare mythologies », puis « The Spice Box of Earth ») et se rend en Europe, grâce à une bourse.

– 1963 : installé sur l’île grecque d’Hydra pour sept ans, il écrit « Flowers for Hitler », poèmes controversés, puis « The Favorite Game », roman sur le sacré et le profane, et « Beautiful Losers », sur la religion et la sexualité, qui lui vaut d’être comparé à James Joyce par le Boston Globe.

– Début 1968 : sa carrière musicale démarre avec son premier album, « Songs of Leonard Cohen », un an après le succès de « Suzanne » chantée par l’Américaine Judy Collins.

– 1970 : il entame sa première tournée aux Etats-Unis, au Canada et en Europe et participe au Festival de l’île de Wight (Grande-Bretagne).

– 1988 : grand succès de « I am your Man », album d’un nouveau style (synthétiseurs et textes plus sombres), mixé à Los Angeles (ouest des Etats-Unis) où il vit désormais.

– 1994 : Cohen se retire dans un monastère bouddhiste sur le Mont Baldy (Californie, ouest des Etats-Unis) et, en août 1996, est ordonné moine zen, sous le nom de Jikan (Le Silencieux).

– 1999 : escroqué et quasi ruiné par son impresario, il reprend la route des concerts et sortira un nouvel album, « Ten new songs ».

– 2010 : déjà intronisé au « Temple de la Renommée » du rock à New York (nord-est des Etats-Unis), Cohen reçoit notamment un Grammy pour l’ensemble de sa carrière musicale. Compagnon de l’Ordre du Canada, il remporte également le Prix Prince des Asturies des Lettres (2011).

– 2016 : pour son 82e anniversaire, il réalise avec son fils Adam un 14e album, dans lequel le chantre et la chorale de sa synagogue montréalaise ajoutent à l’intensité de sa voix plus rauque et sombre que jamais lorsqu’il affronte Dieu et s’affirme prêt au dernier voyage : « Hineni, hineni, My Lord » (« Me voici mon Dieu », en hébreu).

Un hazan de Montréal aide Leonard Cohen à revenir à ses racines juives

De la gauche : Roi Azoulay, Adam Cohen et Gideon Zelermyer (Crédit : autorisation)
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