Les anciens chefs du Shin Bet dénoncent les « attaques sans précédent » de la coalition
Des ex-dirigeants et chefs de départements accusent l’entourage de Netanyahu d’attaquer l’agence sécuritaire et reprochent à David Zini son silence face à la polémique
Une lettre signée par d’anciens directeurs du Shin Bet et des chefs de département accuse l’entourage du Premier ministre Benjamin Netanyahu de mener des attaques contre l’agence de sécurité intérieure et critique le silence de son directeur actuel, David Zini.
« Nous avons récemment été témoins d’attaques sans précédent contre l’ancien directeur du Shin Bet [Ronen Bar], ainsi que contre ses adjoints, agents et employés qui étaient en poste au sein de l’organisation le 7-Octobre, toutes émanant de l’entourage du Premier ministre et de membres de la coalition », indique la lettre.
Le texte critique également le document de 55 pages transmis la semaine dernière par Netanyahu au contrôleur de l’État dans le cadre de son enquête sur les défaillances ayant précédé les attaques du 7-Octobre. Composé d’extraits sélectionnés de délibérations gouvernementales tenues au cours des années et des mois précédant l’attaque, ce document, que le Premier ministre a ensuite rendu public, vise à montrer qu’il aurait plaidé pour une ligne plus dure contre le groupe terroriste palestinien du Hamas, tandis que des responsables sécuritaires auraient freiné ces initiatives.
Selon les auteurs de la lettre, cette publication, ainsi que la diffusion de théories du complot autour du pogrom, « s’inscrivent dans les tentatives du Premier ministre, avec l’aide de ses porte-parole, de se distancier de toute responsabilité concernant le 7-Octobre et visent à convaincre le public, principalement sa “base”, qu’une commission d’enquête nationale n’est pas nécessaire, alors même que les responsables auraient déjà été désignés ».
La lettre dénonce également le « silence » de l’actuel chef du Shin Bet, David Zini, et l’appelle à répondre publiquement aux attaques formulées par des membres de la coalition contre l’agence et ses anciens responsables.
Le document est signé par cinq anciens directeurs du Shin Bet et 31 anciens chefs de département de l’organisation.
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