Les Démocrates dévoilent la liste de ses 51 candidats aux primaires et revendiquent 85 000 adhérents

Parmi les candidats en lice pour la liste de Yaïr Golan figurent des députés actuels et anciens, des militants de la société civile, le premier lieutenant-colonel arabe chrétien de Tsahal et le frère d’un otage assassiné

Le chef du parti « Les Démocrates », Yaïr Golan, s'exprimant lors d'une conférence de presse au siège du parti, à Tel Aviv, le 6 janvier 2026. (Crédit : Les Démocrates)

Le parti « Les Démocrates » de Yaïr Golan a dévoilé dimanche les noms des 51 candidats qui se disputeront, lors des primaires du 20 juillet, les suffrages de ses 85 000 membres cotisants estimés.

La liste comprend des élus actuels et anciens, ainsi que des leaders du mouvement de protestation anti-gouvernement, parmi lesquels figure le frère d’un otage assassiné, connu pour son franc-parler.

Les candidats représentent « un large éventail de communautés, de Beit Jann, au nord, à Sde Boker, au sud », et comptent 19 femmes, dont des candidates issues des communautés juive, druze, arabe et LGBTQ+, a indiqué le parti dans un communiqué.

L’adhésion au parti reste ouverte jusqu’au 12 juillet ; seuls les membres inscrits sont autorisés à voter lors de la primaire, qui déterminera l’ordre de la liste électorale sous la direction de Golan.

Fondé en 2024 sous la direction de Golan, le parti est une alliance entre les partis Avoda et Meretz. Ancien chef d’état-major adjoint de l’armée israélienne, connu pour son franc-parler et qui a brièvement siégé comme député Meretz, il a pris la tête d’Avoda dans la foulée de l’admiration du peuple qu’il a suscitée pour son héroïsme lors du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.

Parmi les candidats à la primaire des Démocrates figurent les députés Naama Lazimi, Gilad Kariv et Efrat Rayten, trois des quatre députés sortants du parti Avoda.

Les députés Gilad Kariv et Naama Lazimi lors d’une réunion d’urgence du lobby pour la liberté de la presse en Israël, à la Knesset, le 17 novembre 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La députée Merav Michaeli, qui avait dirigé le parti lors des précédentes élections, ne se présentera pas. Elle avait été vivement critiquée par la gauche pour ne pas être parvenue, à l’époque, à s’allier avec Meretz, un parti plus à gauche, qui n’avait alors pas atteint le seuil électoral.

Les anciens députés Meretz Michal Rozin, Mossi Raz, Gaby Lasky et Ali Salalha – qui ont tous perdu leur siège lors des élections de 2022 – figurent parmi les 51 candidats en lice pour la primaire des Démocrates.

Parmi les autres anciens élus en lice figurent Inbar Bezek, qui a siégé à la Knesset au sein du parti Yesh Atid du chef de l’opposition Yaïr Lapid, et Ram Shefa, qui est entré à la Knesset avec le parti centriste Kakhol Lavan avant de siéger ensuite avec Avoda.

On trouve également parmi les candidats l’ancien général de l’armée de l’air Nimrod Sheffer, l’ancien conseiller à la sécurité nationale Eran Etzion, le militant laïc Naor Narkis, Somaya Bashir, militante arabe musulmane pour la coexistence, et le lieutenant-colonel (Rés.) Ihab Shalyan, premier Arabe chrétien à avoir atteint ce grade, qui milite pour que les Arabes chrétiens s’engagent dans Tsahal.

Dani Elgarat, frère d’Itzik Elgarat, otage assassiné, s’adressant à une manifestation anti-gouvernement, devant le quartier général de l’armée, à Tel Aviv, le 16 mars 2025. (Crédit : Dafna Yosha/Mouvement de protestation pour la démocratie)

Se présentent également Avi Dabush, PDG de « Rabbins pour les droits de l’Homme » et survivant du 7-Octobre ; le journaliste d’investigation Tomer Avital ; Dani Elgarat, frère d’Itzik Elgarat, otage assassiné, qui prend régulièrement la parole lors des manifestations anti-gouvernement ; ainsi que Moshe Radman, Ami Dror, Moran Michel et Nava Rozolyo, organisateurs de premier plan de ces manifestations.

Les candidats de la liste de Golan seront classés en fonction du nombre de voix qu’ils obtiendront, sous réserve du respect des règles du parti visant à garantir la parité hommes-femmes ainsi que la représentation des candidats issus des moshavim, des kibboutzim, des minorités arabes et druzes. L’accord de fusion entre Avoda et Meretz, approuvé par les Démocrates en mars, réserve également des places à Meretz sur la liste électorale commune.

Seuls quelques partis israéliens, dont le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu et Hadash, parti à majorité arabe, ont recours à des primaires pour sélectionner leurs listes pour la Knesset. Dans les autres partis, y compris ceux alliés aux Démocrates au sein du bloc d’opposition sioniste, l’ordre de la liste électorale est fixé par la direction.

« Alors que le reste de la scène politique se replie dans des cercles fermés, s’en remettant à des comités ou à un seul dirigeant, nous offrons au public une alternative de gouvernance transparente, ouverte, fondée sur des principes et stable », a déclaré le secrétaire général des Démocrates, Omer Lubaton, dans un communiqué, affirmant que son parti était « le seul parti démocratique » de l’opposition sioniste.

Les sondages réalisés par les médias israéliens, notamment Zman Yisrael, la version en hébreu du Times of Israel, attribuent systématiquement aux Démocrates environ 10 des 120 sièges de la Knesset lors des prochaines élections législatives, qui doivent se tenir avant le 27 octobre.

La représentation actuelle du parti à la Knesset se limite aux quatre députés d’Avoda.

Avoda et Meretz, les deux partis qui composent Les Démocrates, étaient respectivement les dernières incarnations du Mapai et du Mapam, les deux principales factions du mouvement sioniste travailliste qui ont dominé la politique israélienne à ses débuts.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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