Liban : un ex-ambassadeur palestinien accusé de corruption par l’AP en détention

Achraf Dabbour accuse Yasser Abbas, le fils du président de l'AP, de 'profiter de son emprise sur les appareils sécuritaires et son influence (...) pour régler des comptes personnels'

L’ancien ambassadeur palestinien au Liban, Achraf Dabbour, observe la scène lors de sa visite au camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared, près de Tripoli, dans le nord du Liban, le vendredi 25 mars 2016. (Crédit : AP/Hussein Malla)

La justice libanaise a ordonné lundi l’arrestation de l’ancien ambassadeur palestinien Achraf Dabbour, poursuivi par l’Autorité palestinienne (AP) pour corruption et malversation lors de sa mission au Liban, a indiqué une source judiciaire libanaise à l’AFP.

« Le procureur général près la Cour de cassation a délivré lundi un mandat d’arrêt à l’encontre de l’ancien ambassadeur palestinien Achraf Dabbour », en mission de 2012 à 2025 au Liban, « après son interrogatoire devant le parquet », a affirmé cette source.

La justice libanaise a déféré l’affaire au Conseil des ministres pour qu’il informe l’AP de la détention au Liban de M. Dabbour et lui demander le transfert de son dossier judiciaire, afin qu’il soit remis à l’AP, selon la même source.

L’ancien ambassadeur avait été arrêté en avril dernier à l’aéroport de Beyrouth sur la base d’un mandat d’arrêt émis à son encontre par l’AP pour des affaires de corruption et de détournement de fonds durant la période où il était en poste à Beyrouth.

Il avait, depuis, été assigné à résidence et interdit de voyager.

Dans une séquence vidéo diffusée sur sa page Facebook en mai, M. Dabbour a nié les accusations portées contre lui et dénoncé des tentatives visant à « salir sa réputation ».

Yasser Abbas lors d’une interview, le 24 février 2017. (Crédit : Capture d’écran/Facebook ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur les droits d’auteur)

Dans une autre publication en avril dernier, il avait accusé Yasser Abbas, le fils du président de l’AP, Mahmoud Abbas, de « profiter de son emprise sur les appareils sécuritaires et son influence (…) pour régler des comptes personnels », dont il a dit être « la cible principale ».

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