Autorité palestinienne : le fils de Mahmoud Abbas et le terroriste Barghouti élus au comité central du Fatah
La direction du congrès a fait état d'un taux de participation au scrutin de 94,64 %, avec un total de 2 507 votants
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Les médias palestiniens ont annoncé dimanche la communication des premiers résultats des élections au Comité central du Fatah. Cet organe de direction restreint, composé d’une vingtaine de membres, administre actuellement le parti au pouvoir au sein de l’Autorité palestinienne (AP). Le Fatah est dirigé par le chef de l’AP, Mahmoud Abbas.
Selon ces informations, le fils aîné d’Abbas, Yasser Abbas, a bien été élu membre du Comité central, aux côtés de Majed Faraj, chef du Service général de renseignement palestinien, l’un des organes de sécurité de l’AP. Faraj est considéré comme proche d’Abbas.
Leila Ghannam, gouverneure du district de Ramallah et également considérée comme proche d’Abbas, a été élue nouvelle membre du Comité central.
Parmi les autres membres ayant conservé leur siège au sein du comité figurent Hussein al-Cheikh, adjoint d’Abbas au sein de l’AP et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Jibril Rajoub et Mahmoud al-Aloul, adjoints d’Abbas au sein du Fatah.
Ces résultats ne sont pas officiels.
Les élections se sont déroulées dans le cadre du huitième congrès du Fatah depuis la fondation du parti, il y a une soixantaine d’années. Avant la tenue du congrès, les médias arabes avaient rapporté qu’Abbas l’avait convoqué de manière exceptionnelle afin d’intégrer de nouveaux candidats alignés sur lui au sein du petit forum de direction du Fatah.
Selon des sources palestiniennes, le vote pour le Conseil révolutionnaire du Fatah, qui compte environ 80 membres, est toujours en cours.
Homme d’affaires millionnaire de 64 ans gérant plusieurs entreprises dans les Territoires palestiniens, Yasser Abbas réside la majorité de son temps au Canada.
Son apparition sur l’échiquier politique remonte à il y a cinq ans, lorsqu’il avait été nommé « représentant spécial » par son père.
Selon les résultats préliminaires publiés dans la nuit de samedi à dimanche et consultés par l’AFP, Marouane Barghouti, terroriste incarcéré en Israël depuis 2002, a non seulement conservé son siège au sein de l’instance dirigeante, mais a également récolté le plus grand nombre de suffrages.
L’ancienne garde a également sauvé ses sièges : c’est le cas du vice-président de l’Autorité palestinienne et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Hussein Al-Cheikh, du vice-président du Fatah, Mahmoud Al-Aloul, de l’ancien secrétaire général Jibril Rajoub, et de l’ex-chef du renseignement, Taoufik al-Tiraoui.
Parmi les nouveaux membres élus au comité figurent le chef des services de renseignement palestiniens, Majed Faraj. Il est rejoint par Zakaria Zubeidi, 50 ans, l’un des dirigeants des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, la branche armée du Fatah, dans le camp de réfugiés de Jénine.
M. Zubeidi a été libéré d’une prison israélienne à la faveur d’un accord d’échange de prisonniers conclu l’an dernier entre Israël et le mouvement terroriste palestinien Hamas.
La direction du congrès a fait état d’un taux de participation au scrutin de 94,64 %, avec un total de 2.507 votants.
Cinquante-neuf membres ont candidaté pour seulement 18 sièges au sein du comité central, tandis que 450 prétendants briguaient les 80 sièges du Conseil révolutionnaire, le parlement du Fatah.
Les résultats définitifs seront officialisés dimanche lors d’une conférence de presse à Ramallah.
Les travaux du congrès général du Fatah s’étaient ouverts jeudi et ont été marqués par la réélection de Mahmoud Abbas à la tête du mouvement.
M. Abbas, 90 ans, tient les rênes du Fatah, de l’Autorité palestinienne et de l’OLP depuis plus de deux décennies.
Lors du sommet arabe extraordinaire du Caire le 4 mars dernier, le président s’était engagé à maintes reprises à « restructurer les structures dirigeantes de l’État palestinien et à injecter du sang neuf dans l’OLP, le Fatah et les institutions de l’État », amorçant dans la foulée plusieurs remaniements au sein des appareils de sécurité mais sans grandes réformes comme demandé par Israël et les États-Unis.
Ces manœuvres répondent à une pression internationale croissante, alors que l’AP est largement minée par des accusations de corruption chronique et un déficit de légitimité démocratique.
Le restructurations s’inscrivent notamment dans le cadre du plan de paix en vingt points pour la bande de Gaza promu par le président américain Donald Trump, qui envisagerait, à terme, de confier la gouvernance de l’enclave à une Autorité palestinienne profondément renouvelée.
De son côté, Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souligné à plusieurs reprises que l’Autorité palestinienne et le Fatah n’auraient aucun rôle à jouer dans la gouvernance de Gaza à l’issue de la guerre et qu’il n’avait aucune confiance dans les promesses d’Abbas.
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