Liberman : Netanyahu est « complice » des extrémistes haredim qui attaquent les soldats

Le chef du parti Yisrael Beytenu se demande si le Premier ministre a 'oublié ce que signifie être sioniste'

Le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, s'adressant à l'assemblée plénière de la Knesset le 19 janvier 2026. (Crédit : Noam Moskowitz/Bureau du porte-parole de la Knesset)

Le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a vivement critiqué lundi le Premier ministre Benjamin Netanyahu, lui demandant s’il avait « oublié ce que signifie être sioniste ».

« Comment se fait-il qu’au cœur de l’État d’Israël, dans la ville de Bnei Brak, des soldats de la Brigade Hasmonéenne aient été attaqués – cinq d’entre eux ont été blessés – et que vous restiez silencieux ? », a-t-il demandé lors d’un débat dit « des 40 signatures » à la Knesset.

Dimanche dernier, des manifestants extrémistes haredim ont en effet fait irruption lors d’un rassemblement organisé pour les parents des recrues de la brigade ultra-orthodoxe nouvellement formée. L’armée israélienne a déclaré qu’aucun soldat n’avait été blessé.

Il n’y a eu « aucune réaction de la part du bureau du Premier ministre. Comment se fait-il qu’un soldat en uniforme ne puisse pas se promener dans Bnei Brak ? », a poursuivi Liberman.

« Comment se fait-il que des quartiers entiers soient fermés aux soldats de Tsahal… et que vous continuiez à garder le silence ? »

Liberman a déclaré que malgré les affirmations selon lesquelles ces attaques sont le fait d’une poignée d’extrémistes, « c’est le pilier central sur lequel vous vous appuyez. Lorsque le Grand Rabbin d’Israël, Yitzhak Yosef, dit : ‘Si vous recevez une convocation, déchirez-la et jetez-la aux toilettes’, et que vous restez silencieux, êtes-vous son complice ? Lorsque [le chef du parti Yahadout HaTorah, Yitzhak] Goldknopf compare la conscription à l’étoile jaune et que vous restez silencieux, êtes-vous son complice ? »

« C’est ainsi que vous êtes devenu complice de ces extrémistes », a ajouté Liberman.

« Monsieur le Premier ministre, rien n’y fera. Lors des prochaines élections, nous vous renverrons dans les rangs de l’opposition et nous prendrons également des décisions concernant la conscription pour tous. »

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