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Katz condamne les Haredim ayant interrompu la conférence de la brigade Hasmonéenne

Le ministre de la Défense a qualifié l'interruption violente de cet événement de "ligne rouge" franchie par une "frange extrémiste" de manifestants ultra-orthodoxes

Stav Levaton est correspondante militaire pour le Times of Israel.

Des soldats ultra-orthodoxes de la nouvelle brigade Hasmonéenne de l'armée israélienne participant à la marche marquant la fin de leur sept mois d'entraînement de base et avancé, au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 6 août 2025. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Des soldats ultra-orthodoxes de la nouvelle brigade Hasmonéenne de l'armée israélienne participant à la marche marquant la fin de leur sept mois d'entraînement de base et avancé, au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 6 août 2025. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Lundi, le ministre de la Défense, Israel Katz, a condamné l’interruption violente d’une conférence de l’armée israélienne sur la brigade Hasmonéenne qui s’était tenue à Bnei Brak la veille. Il a qualifié cet incident de « ligne rouge ». Deux soldats ont été légèrement blessés lors de ces affrontements.

Dans un communiqué, Katz a dénoncé ce qu’il décrit comme une « frange extrémiste » de manifestants haredim qui ont fait irruption dans l’événement et ont agi violemment envers les soldats et les commandants de Tsahal.

« Nuire aux forces de sécurité et aux soldats de Tsahal est une ligne rouge absolue, et nous ne tolérerons aucune forme de violence », a déclaré Katz.

Il a ajouté que les émeutiers avaient « beaucoup à apprendre » des soldats de la brigade Hasmonéenne qui, selon lui, « incarnent l’intégration fondée sur des valeurs telles que l’étude de la Torah, la contribution à l’État et la civilité ».

Il a promis que cette brigade ultra-orthodoxe, ainsi que d’autres unités intégrant des recrues haredim, continueraient de se développer malgré l’opposition des groupes extrémistes.

Le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Eyal Zamir, a aussi exprimé lundi son soutien à la brigade Hasmonéenne.

 

Selon l’armée, Zamir s’est entretenu avec le commandant de la brigade, le colonel Avinoam Emunah, et a exprimé son soutien aux commandants et aux soldats de l’unité.

Zamir a souligné que la violence contre les commandants et les soldats de l’armée israélienne franchissait une « ligne rouge » et « n’avait pas sa place dans la société israélienne ».

Il a également souligné le rôle de la brigade dans l’accomplissement d’une « mission importante, fondée sur des valeurs et significative », ajoutant qu’il était particulièrement troublant que cet incident se produise à un moment où l’armée israélienne est engagée dans des combats et où la charge pesant sur les forces régulières et les forces de réserve est particulièrement lourde.

Le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a déclaré que les manifestants extrémistes haredim devraient être traités comme des terroristes.

Le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, présidant une réunion de faction de la Knesset, à Jérusalem, le 12 janvier 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Comment est-il possible que dans l’État d’Israël, un soldat en uniforme ne puisse pas mettre les pieds à Bnei Brak ou à Mea Shearim sans être attaqué ? », a-t-il demandé lors d’une conférence de presse, avant une réunion de faction à la Knesset.

« On ne peut qu’imaginer ce qui se serait passé si des soldats avaient été attaqués en Judée-Samarie [Cisjordanie]. Cela aurait été considéré comme un acte terroriste, et c’est ainsi que doivent être traités ceux qui ont attaqué hier. Ils doivent être traités comme des terroristes », a ajouté Liberman.

Selon Liberman, aucun député ou rabbin ultra-orthodoxe n’a condamné cette attaque.

Ces derniers mois, les protestations des Haredim contre la conscription militaire se sont intensifiées, alors que la coalition subit de fortes pressions pour adopter une loi réglementant cette question et que Tsahal continue d’arrêter les réfractaires à la conscription ultra-orthodoxes.

« Il ne s’agit pas d’une frange marginale, mais bien du courant dominant parmi les dirigeants ultra-orthodoxes », a-t-il affirmé, ajoutant que les partis haredim Shas et Yahadout HaTorah devaient être « exclus » de la coalition.

« Si nous ne le faisons pas, l’État ne survivra pas, littéralement », a déclaré Liberman.

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