Le leader juif des Verts britanniques approuve la « surveillance » des soldats israélo-britanniques de Tsahal
L'anti-Israël Zack Polanski a signé une lettre ouverte invoquant "l'intérêt général" pour exiger la transparence sur le service effectué au sein de Tsahal et la mise en place de contrôles renforcés pour tous les voyageurs munis de documents israéliens ou arrivant du pays
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Zack Polanski, le leader juif et anti-Israël du Parti Vert britannique, a apporté son soutien à une initiative demandant la surveillance des ressortissants israélo-britanniques ayant récemment servi dans les rangs de Tsahal, ont rapporté mercredi les médias anglais.
Polanski a apposé sa signature au bas d’une lettre lancée le mois dernier par la publication d’extrême gauche Declassified Britain et l’International Centre of Justice for Palestinians, qui préconise de procéder au suivi de l’entrée sur le territoire des binationaux, estimant qu’il s’agit d’une mesure « d’intérêt public » au regard des soupçons de crimes de guerre.
« Personne ne souhaite vivre à côté d’un possible criminel de guerre, et moins encore les membres de la communauté palestinienne au Royaume-Uni, dont certains ont des proches qui ont été victimes de crimes de guerre », peut-on lire dans cette lettre.
La lettre a été adressée à la ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, ainsi qu’à la ministre des Affaires étrangères, Yvette Cooper.
Son contenu indique que les signataires « estiment que l’intérêt général est mieux servi en effectuant un suivi de l’entrée au Royaume-Uni des citoyens possédant la double nationalité britannique et israélienne, et en enquêtant sur d’éventuels liens avec des crimes de guerre, dans les cas où ces personnes ont servi au sein de l’armée israélienne ».
Elle appelle à rendre obligatoire la divulgation du service effectué dans le rangs de Tsahal et à « soumettre les voyageurs munis de documents de voyage israéliens ou arrivant de l’aéroport de Tel Aviv » à un potentiel contrôle secondaire.
La lettre réclame également des enquêtes « conformément à l’obligation de veiller à ce que les auteurs des crimes les plus graves au regard du droit international répondent de leurs actes ».
Selon Declassified UK, quelque 2 000 Britanniques d’origine israélienne ont servi dans les rangs de l’armée israélienne depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle le groupe terroriste palestinien du Hamas a envahi le sud d’Israël, tuant plus de 1 200 personnes et déclenchant la guerre.
Plusieurs autres députés britanniques ont également signé cette lettre. Parmi eux, Dianne Abbott, du Parti travailliste, et l’ancien chef du Parti travailliste, Jeremy Corbyn.
Israël nie catégoriquement avoir commis des crimes de guerre lors de son offensive contre le groupe terroriste palestinien du Hamas dans la bande de Gaza. Le pays affirme s’efforcer de minimiser les pertes civiles, et souligne que le Hamas utilise les civils de Gaza comme autant de boucliers humains, menant ses combats depuis des zones civiles, notamment des habitations, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.
Un porte-parole du Board of Deputies of British Jews, la principale organisation représentant la communauté juive britannique, a déclaré au Jewish News que cette pétition « semble avoir pour but de diaboliser les Israéliens et de faire régner un climat d’intimidation à l’encontre des Juifs britanniques ».
« L’appel lancé par les signataires, dont Zack Polanski, à traiter des personnes comme de potentiels criminels sur la seule base de leur passeport relève d’une forme de discrimination unique et absolument inacceptable », a fait savoir le conseil.
Un porte-parole de Polanski a indiqué au journal The Telegraph : « Les accusations de crimes de guerre à Gaza portées à l’encontre de l’armée israélienne par des organismes tels que le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, Human Rights Watch et Amnesty International sont fondées. Le gouvernement britannique se doit de prendre des mesures fermes contre tout citoyen britannique s’étant rendu complice de ces crimes. »
En mai, l’unité chargée des crimes de guerre de la police métropolitaine a clos une enquête concernant dix Britanniques, ouverte suite à une plainte pour crimes de guerre.
Selon le ministère de la Santé de Gaza administré par le Hamas, plus de 72 000 personnes ont été tuées dans la bande de Gaza pendant la guerre, dont plus de 600 depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025, un bilan qui ne fait toutefois pas la distinction entre civils et homme armés.
L’armée israélienne estime que les chiffres avancés par le Hamas sont globalement exacts. Les responsables de l’armée israélienne estiment que deux à trois civils ont été tués pour chaque terroriste éliminé.
L’armée israélienne affirme avoir abattu plus de 23 000 hommes armés à Gaza et quelque 1 600 terroristes en Israël lors du pogrom du 7-Octobre.
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