Macron demande à Téhéran de « cesser son soutien aux acteurs déstabilisateurs »

Le président français a 'fait part de sa très vive préoccupation s'agissant de la montée des tensions entre Israël et le Liban'

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah (2e à droite) rencontrant une délégation du Hamas dirigée par Khalil al Hayyeh (2e à gauche) ainsi que Mohammed Nasr (à gauche) et Oussama Hamdan (à droite) dans un lieu non divulgué au Liban, le 15 mai 2024. (Crédit : Bureau des médias du Hezbollah/AFP)

Emmanuel Macron s’est entretenu lundi avec le nouveau président iranien Massoud Pezeshkian, auquel il a déclaré « que tout devait être fait pour éviter une escalade militaire » après un regain de tensions entre Israël et le Liban, appelant l’Iran à « cesser son soutien aux acteurs déstabilisateurs ».

Le président français a « fait part de sa très vive préoccupation s’agissant de la montée des tensions entre Israël et le Liban, notamment après l’attaque meurtrière menée par le Hezbollah » contre douze enfants et adolescents tués alors qu’ils jouaient au football dans une ville druze du Golan, a rapporté l’Elysée à l’issue de ce premier entretien téléphonique avec son homologue élu le 5 juillet.

Cette attaque à la roquette, transportant 53 kg d’explosifs, relance les craintes d’embrasement régional alors que le Proche-Orient est déjà en proie à la guerre entre l’armée israélienne et le mouvement terroriste palestinien Hamas.

Emmanuel Macron a demandé à Téhéran, soutien du Hezbollah chiite, du Hamas, des Houthis du Yémen et de milices irakiennes, d’appeler « à la retenue », estimant qu’une nouvelle guerre « aurait des conséquences dévastatrices pour la région », selon un communiqué de la présidence française.

Lors de ce premier appel, le chef de l’Etat français a « félicité » son homologue « pour sa prise de fonction » à l’issue de sa victoire électorale, tout en rappelant que des « changements réels » étaient « nécessaires » en Iran.

Il lui a également dit que « la libération sans délai des trois ressortissants français, injustement retenus otages dans les prisons iraniennes depuis deux ans, était une exigence incontournable et une condition sine qua non de l’amélioration » des relations entre Paris et Téhéran.

Il a aussi « appelé le président iranien à mettre un terme à l’escalade préoccupante du programme nucléaire iranien et à coopérer pleinement avec l’Agence internationale de l’énergie atomique » (AIEA), plaidant pour « une solution diplomatique » alors que les négociations sont au point mort depuis de longs mois et que la République islamique se rapproche à grands pas de la bombe atomique, selon le président de l’AIEA, Rafael Grossi.

« La France se tient prête à travailler avec le nouveau président iranien pour faciliter la résolution de tous les différends et contribuer à la sécurité et la stabilité dans la région », a assuré l’Elysée.

Le président français a par ailleurs « mis en garde » Massoud Pezeshkian « contre la poursuite » du « soutien » de Téhéran « à la guerre d’agression menée par la Russie en Ukraine ».

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