Manifestation contre les violences de résidents d’implantations : 9 arrestations
La police est intervenue lors d'une 'manifestation de rage' organisée par des militants de gauche, qui avaient bloqué une route à Tel Aviv pour dénoncer les violences en Cisjordanie
Selon un communiqué de la police et une vidéo publiée par des militants présents sur place, la police a arrêté neuf personnes lors d’une manifestation de gauche contre les violences des résidents d’implantations sur la rue Kaplan, à Tel Aviv, samedi soir, après que certains manifestants ont bloqué la route et perturbé la circulation.
Les images montrent neuf jeunes debout sur la chaussée, en direction de l’est, à l’intersection avec la rue Da Vinci, en train de déployer une banderole ornée d’un grand X sur laquelle on peut lire, en hébreu : « Israël n’est pas une démocratie, c’est l’apartheid. »
Plus d’une dizaine de policiers et d’agents de la police des frontières se sont alors précipités sur les jeunes, qui sont tombés sur la chaussée et se sont accrochés à la banderole tandis que les agents la leur arrachaient, avant de les emmener de force. D’autres manifestants se sont approchés en scandant : « Monsieur l’agent, qui protégez-vous ? », avant d’être repoussés sur le trottoir.
La manifestation « s’est déroulée sans autorisation et n’a pas été coordonnée avec la police », précise le communiqué.
Alors que de petites manifestations d’extrême-gauche ont fréquemment lieu sur une pelouse près de l’échangeur Kaplan-Da Vinci, celle de samedi ne figurait pas sur la liste des marches autorisées par la police.
Le parti communiste arabe Hadash et d’autres groupes avaient annoncé vendredi qu’ils organiseraient, samedi soir, à Haïfa et à l’échangeur de Kaplan, des « manifestations de rage » contre le « terrorisme des résidents d’implantations », après la mort de quatre Palestiniens et de deux Israéliens lors d’une fusillade survenue à la suite de l’intrusion illégale de résidents d’implantations armés dans une zone du village palestinien de Tell, au nord de la Cisjordanie.
S’exprimant samedi soir lors d’un autre rassemblement anti-gouvernement sur la Place Habima, Gal Goren, dont les parents Maya et Avner ont été tués lors du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, a accusé le gouvernement de fomenter délibérément le chaos et la violence.
« Les morts inutiles dans le village de Tell illustrent mieux que tout le chaos délibéré : des vies d’Israéliens et de Palestiniens continuent d’être fauchées dans un jeu cruel dans lequel on nous maintient délibérément », a déclaré Goren.
« Cet État refuse d’en tenir compte et d’assumer ses responsabilités. »