Menaces de mort : La police refuse d’enquêter sur le père de David Zini

Le chef de la division des enquêtes de la police a décidé de ne pas ouvrir d’enquête sur le rabbin Yosef Zini, qui aurait dit en plaisantant qu'il aurait tué le député Ahmad Tibi

Illustration : Le député Hadash-Taal Ahmad Tibi lors d'une session parlementaire, à la Knesset, à Jérusalem, le 25 juin 2024. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Le chef de la division des enquêtes de la police a décidé de ne pas enquêter sur le rabbin Yosef Zini, père du candidat à la tête de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet David Zini, soupçonné d’avoir proféré des menaces à l’encontre d’un député arabe, ont déclaré mardi les autorités.

Dans des enregistrements diffusés au début du mois par la Treizième chaîne, le rabbin a été filmé en train de dire en plaisantant qu’il aurait tué le député Ahmad Tibi (Hadash-Taal) s’il avait été élu à la Knesset et de souhaiter que la Cour suprême « explose ».

« Quelle chance que je n’aie pas été élu à la Knesset, si j’avais été élu à la Knesset, je mourrais en prison. Si j’entendais le député Ahmad Tibi dire ‘Je suis le souverain’ et si j’avais une arme, je tuerais le [soi-disant] souverain », l’entend-on dire, avant d’éclater de rire dans l’enregistrement.

La police a indiqué qu’après le dépôt d’une plainte contre Zini, 80 ans, le commissaire adjoint Boaz Blatt avait demandé aux enquêteurs d’examiner les éléments à charge contre lui et avait décidé de ne pas ouvrir d’enquête.

David Zini devrait être confirmé à la tête du Shin Bet, malgré les inquiétudes suscitées par le processus de nomination et les affirmations selon lesquelles il ne serait pas apte à occuper ce poste en raison de déclarations passées de sa part et de la part de membres de sa famille.

Le probable futur chef de l’agence de sécurité intérieure a qualifié ses propres opinions de « messianiques » et a décrit le système judiciaire israélien comme une « dictature qui gouverne l’État d’Israël ».

Cette annonce concernant le père de Zini est intervenue après que plusieurs médias ont rapporté que la police avait ouvert une enquête et l’avait convoqué pour l’interroger.

« La tentative de certains médias de citer de manière fallacieuse des décisions qui n’ont jamais été prises par le chef de la division des enquêtes et du renseignement nuit à la confiance du public et repose très probablement sur des sources peu fiables », a déclaré la police.

Tibi a déclaré au Times of Israel que son bureau avait informé l’agent de sécurité de la Knesset des déclarations du rabbin Zini, conformément au protocole en vigueur en cas d’incitation au meurtre ou à la violence, et que l’agent avait ensuite transmis ces informations à la police.

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